Le Monde est prêt à l’émergence du Bitcoin (BTC) Standard

Il en va de la survie de l’empire US. Tout le pétrole du monde doit se vendre en dollar et aucune autre monnaie rivale sous peine de perdre son hégémonie. Un récent accord entre la Chine et l’Iran au cœur des nouvelles routes de la soie est sur le point de bouleverser l’équilibre géopolitique du Moyen-Orient et donc du monde. Un nouveau clou dans le cercueil du dollar préparant le Bitcoin Standard.


L’accord secret

L’Iran et la Chine ont signé en 2016 un partenariat stratégique dont les contours se préciseront en aout de l’année dernière lors de la visite du ministre des Affaires étrangères iranien en terre chinoise. Et alors que nous ne connaissions pas exactement les termes de l’accord, les ambitions de l’axe sino-iranien viennent de se décanter.

La Chine va investir 2000 milliards de yuans (280 milliards $) dans les secteurs du gaz, du pétrole et de la pétrochimie (raffinage) au cours des 25 prochaines années. 850 milliards de yuans supplémentaires seront investis dans des infrastructures et notamment dans le transport avec des routes, des lignes de train à grande vitesse et des ports. D’autres projets sur le plan militaire ou encore des télécommunications sont aussi dans les cartons.

Les nouvelles routes de la soie avec l’Iran en ligne de mire

Un tel investissement à l’étranger est sans équivalent dans l’histoire de la Chine et s’explique par le fait que l’Iran vendra son pétrole en Yuan… La Perse, sous embargo américain, s’est donc trouvée un allié de poids pour briser ce blocus et contourner les sanctions illégales mises en place par Washington.

Ce nouvel axe faisant la jonction entre les formidables réserves d’énergie iraniennes et l’atelier du monde qu’est la Chine va permettre de sensiblement diminuer le rôle du dollar dans le commerce international. Chaque goutte de pétrole achetée en yuan à l’Iran se traduira par une baisse de la demande de dollar.

Il est maintenant temps de rappeler que l’Oncle Sam a envahi l’Irak deux ans à peine après que Sadam Hussein ait décidé de vendre son pétrole en Euro à la place du dollar. La première décision américaine une fois Bagdad entre leurs mains fut de libeller de nouveau le pétrole en dollar. L’Europe bénéficia du fameux « privilège exorbitant » (payer son énergie dans sa propre monnaie) de manière très éphémère faute de pouvoir s’interposer face à l’armada américaine.

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Une alliance militaire

Il est donc permis de se demander si les Américains vont accepter la formation de ce puissant nexus énergétique et industriel ? C’est un secret de polichinelle que des plans d’invasion prennent la poussière dans les tiroirs des généraux américains. Mais sortiront-ils des tirroirs étant donné que l’empire du milieu a nullement l’intention d’imiter l’errance du vieux continent en mésopotamie ?

En effet, nous avons appris que l’Iran va autoriser les avions russes et Chinois (bombardiers, chasseurs, avions cargo) sur ses bases militaires, sans restriction. La Russie, alliée de l’Iran sur le champ de bataille syrien, n’est pas en reste puisqu’elle fournit de l’armement de pointe aux gardiens de la révolution. Notamment avec la livraison de systèmes de défense sol-air S-300 ayant une portée de 195 km. Il se murmure même que la Chine va construire ses propres bases militaires et que les transferts de technologie militaire ne sont pas rares.

Parade militaire iran S-300
Missiles sol-air S-300 durant la parade militaire iranienne

Ces accords militaires sont une mise en garde pour les États-Unis qui savent désormais ce qu’ils risquent en cas de guerre avec l’Iran. Rappelons en effet que les Américains n’ont pas hésité à tuer le général Soleimani, commandant en chef des armées iraniennes, en 2019. N’oublions pas non plus que l’Iran s’entraine à couler des porte-avions américains ainsi qu’à miner le détroit d’Ormuz par où transite 1/3 du total d’hydrocarbures transbordés

La Chine tire 91% de son pétrole du détroit, le Japon 62%, et beaucoup d’autres pays également. Alors pourquoi protégeons-nous les voies de navigation des autres pays (pendant de nombreuses années) pour une compensation zéro ? Tous ces pays devraient protéger leurs propres navires […]

Donald Trump sur Twitter

L’empire céleste, en affichant une armée forte de 2 millions d’hommes ainsi qu’un budget de près de 200 milliards $ (contre 700 mds pour les USA) est déjà en capacité de dissuader les États-Unis. Précisons par exemple qu’un quatrième porte-avion est déjà en construction, preuve que la Chine a nullement l’intention de se laisser intimider dans sa quête d’énergie…

Sans compter son alliance de plus en plus intime avec la Russie dont les équipements militaires sont à la pointe de la technologie, voire supérieurs à ceux des États-Unis dans de nombreux domaines (défense sol-air, guerre électronique, missiles nucléaires).

L’embargo sur l’Iran et la guerre commerciale Chine/USA

Les États-Unis ont placé la république islamique sous embargo en prétextant que l’enrichissement d’uranium continue et que les gardiens de la révolution soutiennent le Hezbollah, une organisation que les États-Unis considèrent comme terroriste. Au contraire des palestiniens qui les voient plutôt comme des protecteurs face à la colonisation de la Cisjordanie par Israël.

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L’Iran est un contrepoids certain aux ambitions d’expansion territoriale d’Israël mais la vérité est que les États-Unis veulent surtout empêcher la Chine de payer le pétrole iranien dans sa propre monnaie.

Un tel privilège permettrait sans conteste à l’économie chinoise de dépasser l’économie US dans un futur proche. A dire vrai, la Chine est déjà la première économie du monde à parité de pouvoir d’achat. C’est-à-dire en comparant les PIB avec un taux de change égalisant le coût de la vie.

Les gesticulations impériales se sont traduites par la déconnexion de toutes les banques iraniennes du réseau de paiement international SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication). Cette société basée à Bruxelles est incontournable pour réaliser un transfert d’argent international et donc commercer avec le reste du monde. À moins de payer en Bitcoin ou en or…

À moins aussi de passer par les nouveaux systèmes de paiement international Russe ou Chinois. Ce dernier, le CIPS (Cross-Border Inter-Bank Payments System) utilise les mêmes standards que SWIFT et peut parfaitement s’y substituer partout dans le monde. Supervisé par la Banque populaire de Chine, le CIPS a déjà permis d’échanger 135,7 milliards de yuans (20 milliards $) par jour en 2019. Et ce, dans 96 pays et régions.

Nombre de banques partenaires au système de paiement chinois CIPC

Il s’agit là d’une assurance contre l’éventuelle déconnexion des banques chinoises du reste de l’économie mondiale. Les autorités chinoises incitent fortement les banques à quitter SWIFT pour migrer vers le CIPS afin d’éviter les sanctions US qui devraient se renforcer suite à la récente annexion de Hongkong.

Autre démonstration des relations délétères entre les États-Unis et la Chine : l’emprisonnement de la directrice des finances du géant des télécommunications Huawei. Meng Wandzhou a fait les frais du rapprochement entre l’Iran et la Chine. Elle lutte actuellement contre une extradition depuis le Canada vers les États-Unis, où elle est accusée d’avoir trompé HSBC quant aux relations de Huawei avec une société opérant en Iran… Cela rappellera l’affaire ALSTOM à certains…

La fin du dollar

Le trio Iran-Russie-Chine avance de concert pour mettre fin à l’hégémonie du dollar. Les États-Unis refusent toutefois de se faire damer le pion sans coup férir, bien conscients que la fin du pétrodollar leur coûtera cher, très cher. Nous le disons souvent sur Thecointribune : si les nations cessent d’accumuler des dollars, alors les États-Unis ne pourront plus se permettre d’afficher une balance commerciale constamment déficitaire. Pour le dire plus simplement, le niveau de vie des Américains chutera lourdement.

Après cinq années de guerre commerciale infructueuse, et alors que l’économie US est à terre avec près de 50 millions de chômeurs (covid) au bord de la guerre civile, on voit mal comment Mike Pompeo, ancien directeur de la CIA et actuellement ministre des Affaires étrangères, va pouvoir continuer à rouler des mécaniques.

Renverser le gouvernement bolivien pour mettre la main sur la plus grosse mine de Lithium du monde afin de permettre à Elon Musk de construire ses voitures électriques est une chose. Mais c’est une autre paire de manches que d’envahir une Perse desormais blotie sous les ailes protectrices du dragon chinois et de l’aigle bicéphale Russe…

Xi jinping recompensant vladimir poutine
Le président chinois, Xi Jinping, remettant à son homologue russe, Vladimir Poutine, la première médaille de l’amitié de la République populaire de Chine.

Tout cela étant dit, les États-Unis resteront plus ou moins à l’abri d’un véritable choc économique tant que l’Arabie Saoudite vendra son pétrole en dollar. Mais la Chine a bien l’intention de remettre le Gold Standard au goût du jour et il est clair que nombreux seront les pays qui préféreront vendre leurs matières premières en yuan convertible en or plutôt qu’en billets verts adossés à une dette hors de contrôle.

Au vu de l’allure de l’or, qui vient de franchir la barre des 2000 $ pour la première fois de l’Histoire, gageons que nous ne sommes pas les seuls à faire cette analyse. La bonne forme du Bitcoin qui a réussi à s’affranchir du seuil des 10 000 $ est aussi le signe que le monde se cherche un nouvel étalon. Une valeur refuge sur laquelle chacun pourra compter alors que le futur s’assombrit de plus en plus en raison du pic pétrolier et du réchauffement climatique.

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Ce ne sont pas les déclarations de telle célébrité ou la législation de tel pays qui font le prix du Bitcoin. Ce sont les irrésistibles mouvements de plaques tectoniques monétaires et géopolitiques elles-même mises en mouvement par la distribution des pré carrés énergétiques, les niveaux de dette, l’inflation, les taux réels et la croissance. Les derniers développements géopolitiques offrent un boulevard au Bitcoin qui devrait enfin sortir de sa torpeur pour aller titiller son dernier plus haut historique, non loin des 20 000 $.

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