Existe-t-il encore des airdrops de cryptomonnaies rentables en 2020 ?

Les airdrops, ces distributions de cryptomonnaies “gratuites” à visée marketing, ont subi de plein fouet l’effondrement des cours et du nombre d’ICOs entre 2018 et 2019. Pourtant, malgré une certaine lassitude, le phénomène semble s’être adapté aux mutations du secteur des cryptomonnaies…Dans un précédent article, Maître Rakoon vous avait expliqué ce qu’était un airdrop. Voyons ensemble aujourd’hui comment ces derniers ont évolués de 2017 à aujourd’hui, mais également s’il est possible de trouver des airdrops rentables.

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L’innocence des débuts

Ah, 2017… Son bitcoin à 20.000$, ses chandelles vertes, ses innombrables ICOs, et… ses airdrops ! Qu’il semble lointain ce temps où l’on pouvait recevoir chaque jour dans son portefeuille et sans trop d’effort de nouvelles cryptos.

illustration d'un airdrop de Bitcoin ou de cryptomonnaies

Tout au long de l’année 2018, les projets de cryptomonnaies se multipliaient et, pour buzzer, s’installer, être adoptés, proposaient à leur public, sous couvert de tâches relativement simples à effectuer, des “échantillons” gratuits. Il suffisait, par exemple, de s’inscrire à un channel Télégram, de partager son lien referral, ou de retweeter une annonce des créateurs de telle ou telle cryptomonnaie pour en récolter quelques unités. 

Pour l’utilisateur, l’aidrop est un bon moyen d’accumuler des cryptos sans se ruiner, voire de faire d’excellentes plus values (l’airdrop de DECRED, par exemple, atteint, en 2016, la coquette somme… de 32.500$ !).

Pour les créateurs, il constituait une façon efficace de faire parler de leurs projet de cryptomonnaie et de fédérer une communauté.

Mais voilà, entre 2018 et 2019, à mesure que le bear market s’installait confortablement sur nos charts, une forte diminution des projets, ainsi qu’une certaine lassitude, ont commencé à se faire sentir, aussi bien chez les récipiendaires d’airdrops que chez les créateurs de cryptos.

La fête est terminée

Pour les utilisateurs, de plus en plus obligés de s’investir et de dévoiler des pans entiers de leur vie numérique (profils Facebook, Twitter, voire KYC) pour grappiller quelques tokens qui parfois même n’arrivent plus et dont la valeur tend le plus souvent vers 0, le jeu n’en vaut plus plus vraiment la chandelle. 

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Et pour les créateurs, confrontés au hijacking de leurs airdrops par les bots et autres groupes de scammeurs, ainsi qu’au dump du prix de leur token une fois la distribution effectuée, la coupe est pleine.

Pourtant, avec la diminution du nombre d’airdrops, et l’apparition d’un meilleur encadrement, des acteurs plus établis se sont emparés du processus. À mesure que la poussière du krach de 2018 retombait, les rares à être encore debout s’avéraient être – comme toujours – les plus solides.

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Le début d’une nouvelle ère pour les airdrops ?

Ainsi Coinbase qui, fin 2018, a racheté Earn.com (dont la plupart des tâches, rémunérées en bitcoins, consistaient à s’inscrire à des airdrops), en a fait un processus pédagogique et éducatif : Coinbase Earn. Nous vous avions d’ailleurs déjà parlé de Coinbase Earn dans un précédent article.

En effet, il est désormais possible de s’instruire sur différentes cryptomonnaies (Tezos, Orchid, Eos…) tout en en recevant des unités. Quoi de mieux pour s’initier aux cryptomonnaies, que d’en acquérir et de pouvoir les manipuler ?

Coinbase Earn ou comment gagner des cryptomonnaies et du Bitcoin en apprenant
Gagner des cryptos en apprenant

Blockchain.com a également lancé son propre processus de distribution d’airdrop.

L’équation est évidente : ces exchanges, en proposant des cryptos gratuites, sont rémunérés par les créateurs, mais augmentent surtout leur bassin de clientele.

Qui plus est, puisque l’intégralité de l’airdrop n’est plus distribuée en une seule fois mais sur une certaine durée, la crypto ne dumpe plus brutalement à l’issue de sa distribution.

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Pour les créateurs de cryptomonnaies, l’avantage est immense : la notoriété des exchanges et leur pool de membres inscrits rendent l’opération ultra-rentable. Les monnaies s’installent et, en multipliant leur nombre d’utilisateurs éclairés, se consolident et renforcent leur adoption.

Plus sûrs et également souvent plus rémunérateurs, cette nouvelle génération d’airdrops s’est installée dans le giron des gros acteurs cryptos qui ont maintenant pignon sur rue. 

Pour les petits airdrops, les temps sont durs – mais c’est le prix à payer pour n’avoir jamais vraiment su concrétiser et maintenir un projet au-dessus d’une valorisation le plus souvent égale… à zéro.

La professionnalisation du secteur

L’époque des chasseurs d’airdrops, prêts à consacrer un temps non-négligeable pour participer à des centaines d’airdrop est bel et bien révolue. La faute à la multiplication des arnaques et au nombre de projets mort-nés.

Certains acteurs tentent cependant de faire perdurer l’usage en proposant d’assumer à la place des Airdrop-Hunters les procédures fastidieuses de participation à ces opérations, tout en garantissant le versement d’un nombre minimal d’airdrop chaque mois, en contrepartie de la souscription d’un abonnement.

C’est précisément ce que propose le site bien connu Airdrop Alert. En contrepartie d’un abonnement mensuel et résiliable à tout moment, le site se sert de sa puissance dans l’écosystème pour faire bénéficier à sa communauté un nombre minimal d’airdrop chaque mois. Divers niveaux d’abonnements permettent de multiplier d’autant le montant des airdrops.

L’abonnement mensuel commence à partir de 14.99 dollars et garantit à son souscripteur la reception d’au moins 4 airdrops par mois, sans le moindre effort.

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Plus que des airdrops au sens traditionnel du terme, il s’agit en réalité d’une redistribution par Airdrop Alert de tokens et cryptomonnaies qui lui sont offerts par les projets. Avantage indéniable : les coins ainsi obtenus sont plutôt dans le “haut du panier”. Ainsi, des distributions de tokens comme OmiseGo ou Silent Notary ont déjà été organisées ces derniers mois.

A noter que les airdrops proposés sont tous aux standard ERC-20 (Ethereum), et nécessite en conséquence un wallet adapté (MyEtherWallet, MetaMask…).

En résumé, un moyen peut-être intéressant de remplir son portefeuille sans effort, pour un abonnement au prix modique, le tout dans l’espoir que l’un ou l’autre de ces airdrops réserve peut-être une belle surprise pour la suite.

Conclusion

En définitive, l’airdrop reste donc une bonne façon de gagner des cryptomonnaies sans voir fondre ses économies fiduciaires et donc de manière moins douloureuse en cas de perte de capital. Les distributions gratuites se poursuivent, certes de façon plus espacée, mais aussi plus sérieuse. Même des gouvernement s’y sont mis ! À l’instar du Venezuela qui a distribué pour Noël 2019 des Petros à ses administrés.

Pour autant, le véritable test interviendra au prochain bull run : avec la multiplication des projets de cryptomonnaies et l’envol des cours, vivrons-nous un nouvel âge d’or d’airdrops “sérieux et matures” ? Ou serons-nous une nouvelle fois assaillis par d’ineptes projets sans valeur ? Seul l’avenir nous le dira…

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