Au Liban, alors que les banques kidnappent l’argent de leurs clients, Bitcoin reste inaliénable

Le Liban est en défaut de paiement. Beyrouth a fait l’expérience du premier bank run du vingt-et-unième siècle. Les Libanais font la désagréable découverte que l’argent que nous croyons avoir à la banque n’existe pas vraiment… Ils ne peuvent plus retirer leur argent des banques, ou si peu.

Voilà ce qui arrive inéluctablement dans un système de création monétaire basé sur la dette et les intérêts usuriers. Le rideau est tombé sur le troisième pays le plus endetté du monde après le Japon et la Grèce… Plus que jamais, Bitcoin apparaît comme un sauveur dans ce monde d’escrocs en col blanc.

BANK-RUN à BEYROUTH

Des barbelés autour de la banque centrale du Liban.
Banque centrale du Liban: Photo Pierre Jovanovic

Commençons par rappeler que deux monnaies ont cours au Liban : la livre libanaise et le dollar. La livre est utilisée pour les petites courses et le dollar quand il s’agit de gros sous.

Jusqu’à récemment, le taux de change entre le dollar et la livre libanaise était fixe. Le Liban a longtemps profité de cette parité fixe pour se présenter comme la Suisse de l’Orient et attirer des capitaux.

Mais le pays du Cèdre, tout comme la Grèce, accuse un déficit chronique de sa balance commerciale. C’est-à-dire que le Liban importe davantage qu’il n’exporte. Mais le pays a l’avantage de disposer d’une grande diaspora (25 % de la population libanaise travaille à l’étranger) qui rapatrie énormément d’argent au pays. En somme, le surplus de la balance financière a compensé le déficit de la balance commerciale pour pouvoir maintenir le taux de change fixe.

Toutefois, les fonds de la diaspora se sont taris depuis une décennie. Alors pour maintenir les afflux de dollars depuis l’étranger, les banques libanaises ont monté un système de Ponzi. Elles ont proposé des taux de rémunération très élevés sur les dépôts en dollar. Le but de la manœuvre étant d’utiliser les nouveaux dépôts pour payer les intérêts des dépôts plus anciens.

Le Bank Run, pas franchement un phénomène moderne....

Rendez-vous compte que les banques libanaises sont allées jusqu’à proposer un taux de 10 % sur les dépôts en dollar. 10 % alors que le taux de rémunération des dépôts de la banque centrale américaine – seule pourvoyeuse de dollars dans le monde – est proche de 0 % depuis la crise des subprimes…

Historique du taux directeur de la Federal Reserve

Le Ponzi vient donc d’exploser dans le silence assourdissant des médias. Et avec un État accusant une dette représentant 166 % du PIB, il faut s’attendre à de nombreux troubles sociaux.

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Bitcoin, une banque Suisse dans sa poche

Satoshi Nakamoto décrit le Bitcoin dans son « White paper » comme un « moyen de paiement de pair à pair n’ayant pas besoin des institutions financières ». Cela fait un bien fou de savoir que l’on peut se passer des banquiers, non ?

Voyez-vous, l’échange digital de monnaie pose problème car toute chose digitale peut être dupliquée autant de fois que l’on veut. D’où l’intérêt d’avoir des banques. Elles sont un intermédiaire qui s’assure que la monnaie digitale est bien débitée depuis un compte et créditée sur un autre. Elles sont les gardiennes de l’argent et s’assurent que chacun puisse dépenser ce qu’il possède et pas un sou de plus. C’est un tiers de confiance incontournable – qui trahit cette confiance sans discontinuer en orchestrant des bulles de prix et de l’inflation…

Satoshi a résolu le problème en découvrant comment rendre impossible la duplication d’argent digital (Bitcoin). Cette fameuse Blockchain toute droite sortie de la cuisse d’un algorithme de hashage

Bitcoin n’a pas besoin d’intermédiaire. Ok, de nombreux développeurs informatiques le bichonnent et encore plus de mineurs font tourner la boutique en validant les blocs de transactions. Mais à aucun moment ils n’ont accès à l’argent.

Lorsque vous détenez la clef d’un Bitcoin, vous seul en êtes le détenteur. Soit dit en passant, si vos Bitcoins se trouvent sur un Exchange, alors vous n’en êtes pas propriétaire. C’est comme laisser son argent à la banque au lieu de le garder en sécurité dans son coffre ou au fond du jardin…

Et que l’on ne dise pas qu’il est dangereux de garder son argent soi-même. Il suffit de garder la « Seed » (un code) de son wallet bien à l’abri dans plusieurs endroits pour ne pas avoir à craindre de perdre son argent.

Les Libanais sont-ils ruinés pour de bon ?

Oui… Les premiers a avoir retiré leurs dollars pour les mettre dans des banques étrangères se sont massivement enrichis. Tous les autres vont perdre gros…

C’est bien simple, les Libanais ne peuvent plus retirer leurs dollars. Il manque 80 milliards de dollars dans les caisses… Dorénavant, il n’y a pas 36 solutions pour le Liban :

1) Les banques peuvent lever du capital en émettant des actions. Mais qui a envie d’acheter des actions de banques qui doivent 80 milliards $ qu’elles n’ont pas…

2) Elles peuvent aussi forcer les Libanais à accepter de la livre libanaise (que la banque centrale libanaise peut imprimer à l’envie, contrairement aux dollars) à la place des dollars. Cela aura un effet catastrophique sur le taux de change de la livre qui est déjà en chute libre sur le marché noir : 2800 LL/USD contre 1500 LL/USD pour le cours officiel imposé aux bureaux de change. Cela se traduira par une forte inflation puisqu’il deviendra beaucoup plus cher d’acheter des produits importés (fin du taux de change fixe avec le dollar). L’inflation est passée de 1 % à 10 % depuis l’explosion du Ponzi il y a 4 mois. 50 % pour les produits alimentaires…

3) Mais le mieux reste encore de refourguer de force des actions sans valeur à leurs clients en échange des dollars qu’ils leur doivent.

Ne rigolez pas, c’est ce qui est arrivé à Chypre (membre de la zone euro) en 2013 lorsque les clients de la plus grande banque du pays, Bank of Cyprus, ont été obligés d’échanger 47.5 % de toute leur épargne au-dessus de 100 000 euros contre des actions de la banque

Vol des épargnant chypriotes

Encore une fois, nous parlons de 80 milliards de dollars que les banques libanaises sont incapables de rendre à leurs clients… Pour la comparaison, le Ponzi de Madoff était de 50 milliards $…

L’inflation, cet impôt déguisé

Ainsi, les Libanais sont déjà en train de se faire détrousser par l’inflation. La dévaluation de la livre libanaise est la seule solution pour permettre à tous les Libanais d’avoir de nouveau accès à leur argent.

« La première panacée pour une nation mal dirigée est l’inflation monétaire, la seconde est la guerre. Les deux apportent prospérité temporaire et destruction indélébile. Les deux sont le refuge des opportunistes économiques et politiques. »

Ernest Hemingway

N’allez pas croire que le Liban est le seul pays où les banquiers pillent sans vergogne leur peuple. En France aussi nous souffrons d’une inflation galopante.

On aimerait nous faire croire que l’inflation est faible mais c’est un mensonge. Certes, l’inflation des prix du pain ou de la carotte est faible, grâce à nos paysans qui travaillent comme des bœufs pour in fine se faire racketer par la grande distribution. Mais quid de l’immobilier?… Voyez d’ailleurs ce tweet du redac chef de BFMTV Eco:

Le message insidieux que Pierre Kupferman essaie de faire passer est que le « pouvoir d’achat » des Français a augmenté. Ben voyons… Les éditocrates de BFMTV et autres grands medias (Le Monde, Libé, Les Echos etc…) passent volontiers sous silence les millions de chômeurs qui de facto n’ont plus de salaire. Et si nous calculions le salaire moyen français en prenant en compte dans le calcul les millions de chômeurs qui gagnent 0 ?

Et que dire de la manière dont l’INSEE calcule l’inflation. La hausse des prix immobiliers n’est pas prise en compte dans les chiffres d’inflation de l’INSEE ! On nous cache la réalité de la paupérisation des masses grâce à un incroyable artifice comptable.

J’accuse l’INSEE

Comment est-il possible que l’INSEE ait pu décider de ne pas inclure les achats immobiliers dans l’indice des prix ?… Ce n’est jamais que le plus gros achat que l’on fait dans sa vie…

Seuls les loyers des locataires sont intégrés dans le calcul, ce qui réduit artificiellement le poids de la dépense pour se loger à 6% dans le panier de l’INSEE… Mais comment peut-on calculer un taux d’inflation global en partant du principe qu’un Français dépense en moyenne seulement 6 % de son salaire pour se loger ?

Nous pouvons aussi parler des fameux effets « innovation » et « qualité ». Par exemple, sous prétexte que la puissance des ordinateurs augmente, l’INSEE estime que la valeur d’un ordinateur a été divisée par 20. Les ordinateurs ne coûtent qu’une cinquantaine d’euros dans le monde imaginaire de l’INSEE… Pareil pour l’alimentation. Un jus d’orange contenant plus de vitamines (de synthèse) permet également de réduire artificiellement la hausse de son prix…

« Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées. »

Winston Churchill

Toutes les monnaies adossées à des dettes irremboursables (euro, dollar, etc..) auront le même destin que la livre libanaise.

Alors protégez votre pouvoir d’achat sans attendre. Non seulement contre l’inflation ambiante mais aussi contre le grand Ponzi de la dette qui sautera tôt ou tard. 16 millions de chômeurs en trois semaines aux Etats-Unis, tic, tac…heureux celui qui aura placé une partie de son épargne en Bitcoin…

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