Bitcoin (BTC), Covid, Great Reset et CBDC

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Oubliez le « monde d’après Covid » dans lequel nous aurions pris conscience de notre folle société d’hyper-consommation. Nous voici servis à la place le « Great Reset »… Le FMI, les Banques Centrales et les hommes de Davos ont une idée très précise du meilleur des mondes. Il s’agit d’un capitalisme de surveillance hyperconnecté chapeauté par la star du moment : le CBDC…

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Great Reset

Cette expression est dans toutes les bouches et fut prononcée pour la première fois dans celle de Klaus Schwab. Ce personnage est le fondateur et président du World Economic Forum (WEF), aussi appelé Forum de Davos. Il s’agit en quelque sorte du pendant hivernal du plus opaque Bilderberg.

Voici une courte vidéo de présentation du Great Reset :

D’après Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies, le Great Reset est « la prise de conscience bienvenue que ces tragédies humaines (liées au Covid ainsi qu’au changement climatique) doivent servir d’électrochoc. […] Il est impératif que nous réinventions, reconstruisions et rééquilibrions notre monde. »

De belles paroles faisant même référence un peu plus loin au noble objectif de réduire les émissions de CO2 dont l’accumulation dans l’atmosphère se traduit déjà par des catastrophes climatiques à répétition, mettant effectivement en danger l’avenir de nos enfants.

Toutefois, lorsque l’on écume le site internet du WEF, le Great Reset se traduit concrètement par la 5G, l’Intelligence artificielle, les drones, l’Internet of Thing, le transhumanisme, la réalité augmentée, la collecte de datas, les éoliennes, etc. Bref, toutes les facettes de la « quatrième révolution industrielle », titre d’un livre écrit par Klaus Schwab en 2016 et dont la version française a été préfacée par Emmanuel Macron

Le Great Reset (“la grande réinitialisation”) est donc surtout une guerre entre multinationales et petits commerçants. Entre le local et la vente en ligne. Entre la sobriété énergétique et la digitalisation à tout va. Entre la liberté et la surveillance de masse. Une dystopie qui finira par s’imposer par la fin du cash s’il le faut, le tout sur fond de greenwashing.

Ne soyons pas dupes. Réduire la consommation d’énergie pour abaisser les émissions de CO2 passera par un retour des « low tech » et non pas par l’électronification de tout. Le monde d’après qui se dessine ressemble de plus en plus à un royaume GAFAM régit par un crédit social à la chinoise.

CBDC et crédit social

« Dans 10, 20, 30 ans, qui échangera encore avec des billets de banque, ces vieux bouts de papier ? »

Christine Lagarde, en 2018, lorsqu’elle était présidente du FMI

L’actuelle présidente de la BCE, grande fan du CBDC, avait également déclaré lors du même discours :

« Imaginez-vous en train d’acheter des pizzas surgelées et de la bière. Beurk! Maintenant, sachez que de manière surprenante, les consommateurs de pizzas surgelées et de bière ont plus de chance de faire défaut sur leur prêt immobilier que ceux qui achètent des vins exquis et du brocoli bio. Qu’allez-vous faire si vous avez vraiment envie d’une pizza et de bière mais que vous ne voulez pas voir votre “credit score” diminuer [le « credit score » est une note que vous attribue votre banque en fonction de votre historique d’achat afin de savoir s’il est avisé de vous prêter de l’argent ou non]. Évidemment, vous allez payer en cash. Est-ce qu’un système de paiement privé entièrement numérique vous pousserait du côté du Brocoli ? Est-ce que les Banques Centrales pourraient vous venir en aide en vous offrant un CBDC totalement anonyme ? Certainement pas. Non pas à cause du brocoli mais parce que cela serait une aubaine pour les criminels. »

Christine Lagarde

En observant le body langage de Christine Lagarde, vous réaliserez que cette histoire de brocoli n’est pas anodine. Le CBDC est bien plus qu’une simple digitalisation de la monnaie. Il sera un outil d’ingénierie sociale facilitant l’avènement du monde rêvé par les milliardaires de Davos.

Même si Christine Lagarde a récemment déclaré qu’un éventuel CBDC ne se substituerait pas au cash, elle n’en pense donc pas moins, confiante que la disparition du liquide se fera « naturellement ». C’est-à-dire grâce aux multinationales qui refuseront peu à peu d’accepter le cash, jalon essentiel en vue de l’instauration d’un crédit social permettant de modeler la société selon une certaine idéologie.

Mr bricolage, paiement sans contact à cause du Covid

La fabrique de clones chinoise

Non seulement surveillés en permanence par des cyclopes à reconnaissance faciale, les chinois sont également notés. Chaque citoyen chinois se voit attribué une note sur 950 calculée à partir de centaines de données différentes provenant des banques (historiques d’achat), des géants du numérique (l’équivalent de tout ce que google et Facebook sait sur vous) et de l’État. Dit autrement, chacun se retrouve avec un code barre, marqué comme du bétail…

Pour l’inventeur du crédit social : « ce système d’agglomération de toutes les datas jouera un rôle important dans la reconstruction morale du pays ». Faut-il en dire plus ? Le but recherché est de forcer la population à s’autocensurer par l’aliénation inhibitrice et inconsciente que déclenche le simple fait de savoir que nos habitudes de consommation, nos carrières ou nos opinions sur les réseaux sociaux sont passés au peigne fin.

Ce peigne étant la moulinette d’une intelligence artificielle se servant de nos datas pour repérer ceux qui divergent trop du standard officiel… Plus besoin de centaines de milliers d’espions comme en RDA avec la Stasi. La surveillance est confiée à une IA omnipotente.

Quiconque refusera de se fondre dans le moule se verra privé de ses libertés. Interdiction de voyager ; ralentissement de la connexion internet ; délai d’attente plus long pour se faire soigner ; interdiction de dépenser son épargne, etc. La liste est très longue et l’enfer est pavé de bonnes intentions.

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La fin de l’argent liquide est essentielle pour empêcher quiconque d’échapper au courroux de Big Brother. Pas d’inquiétude toutefois si votre note est tombée trop bas à force d’acheter de la Vodka ou de traverser la route en dehors des passages cloutés (oui, ça va jusque-là…). Vous pourrez toujours donner votre sang ou faire du bénévolat pour récupérer des points…

Au bout du chemin, c’est bien la perte de toutes nos libertés qui nous pend au nez si nous laissons les puissants nous enlever tout moyen de paiement anonyme. Quelle est cette société où l’on se voit privé de certains services si l’on n’adhère pas à la philosophie du parti ? C’est une prison à ciel ouverte!

Et pendant ce temps en France:

loi sécurité globale
Le loi “Sécurité Globale” a été votée par l’assemblée nationale le vendredi 20 novembre. Retrouvez ci-dessous la liste des 159 députés l’ayant voté:

Les sombres desseins derrière la fin du cash

La perte de liberté est assurément le risque le plus grave de la fin du cash. Il existe cependant d’autres perspectives tout aussi peu réjouissantes.

Les banquiers pourraient mettre en œuvre des taux négatifs très sévères sur notre épargne afin de nous forcer à dépenser ou bien emprunter (en faisant un « apport »). Le but étant d’accélérer la circulation de l’argent et générer cette inflation si importante pour diminuer le poids de la dette des États.

L’autre scénario plus sympathique serait la possibilité pour la Banque Centrale de distribuer gratuitement de l’argent à chaque citoyen (un genre de revenu universel). Là encore, le but recherché serait de créer l’inflation nécessaire à la perpétuation de la dette. Mais l’avantage est que tout le monde aura profité de “l’hélicoptère monnaie” de manière égale. Les États-Unis et le Japon ont déjà envoyé cette année des chèques à chacun de leurs citoyens.

Il se pourrait aussi que l’argent soit plutôt distribué uniquement aux multinationales, fer de lance de cette formidable « quatrième révolution » dont nous avons tant besoin… Dans ce scénario, chacun subira alors l’inflation. C’est le fameux effet cantillon, du nom de cet Irlandais qui le formula dès le 18ᵉ siècle.

Pour rappel, l’effet Cantillon décrit une distribution non homogène d’une certaine somme d’argent. L’économiste Hayek avait eu cette métaphore : si vous versez une cuillère de miel dans une tasse, il ne va pas s’étaler tout de suite de manière homogène. Il va d’abord se figer au milieu de la tasse avant de s’étaler. C’est la même chose pour la monnaie. Ceux qui en profitent sont ceux juste en-dessous du robinet monétaire : les banques et les multinationales. Ces dernières empruntent, investissement et font monter les prix alors même que le reste de la population n’a pas encore vu un centime de tout cet argent et subit par conséquent cette inflation. Ce nn’est rien d’autre qu’un transfert d’argent depuis les pauvres vers les puissants, comme toujours.

Enfin, il se pourrait aussi qu’ils mettent en œuvre la très pernicieuse « monnaie fondante » en donnant à l’argent une date d’expiration. Une partie de l’épargne disparaîtrait après un certain temps afin de dissuader la thésaurisation et inciter à la consommation continue et perpétuelle. Pas très écolo de pousser à la consommation… Les lésés seront monsieur et madame tout le monde car les milliardaires ne gardent pas leur argent sur un PEL. Leurs fortunes sont placées dans des actions de bourse que les Banques font léviter autant qu’elles veulent.

Bitcoin vs CBDC

La création d’un CBDC est l’un des plus grands catalyseurs de l’appréciation du Bitcoin. En effet, ce n’est point un hasard si la plus grande partie des mineurs sont Chinois… Ces derniers sont aux premières loges de l’apartheid 2.0 qui se trame à l’ombre du “Great Reset”.

Personne ne peut vous empêcher de dépenser vos Bitcoins. Il est « permissionless ».

Personne ne peut voler le labeur de votre travail avec un taux négatif où de l’inflation. Il n’existe que 21 millions de BTC inaltérables.

Personne ne peut espionner ce que vous achetez. Il est « pseudonymous ».

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Aucune idéologie ne peut vous imposer la façon de dépenser vos Bitcoins. Il est décentralisé et ne repose pas sur la très friable « confiance » trahie par les banquiers centraux à chaque centime nouvellement imprimé et pour alimenter le Ponzi cantillonnaire de la dette.

Un lancement de CBDC de la part de la FED et de la Banque Centrale Européenne serait de très bon augure pour le Bitcoin qui deviendrait la seule alternative crédible pour protéger sa vie privée et ne pas subir l’inflation.

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