Bitcoin (BTC) va se nourrir du second Chèque de 1200 $ pour chaque Américain

Vous l’avez entendu mainte fois : le Bitcoin est une protection contre l’inflation. Et alors que Donald Trump vient de signer un nouveau chèque à toute la population Américaine, il est légitime de se poser de nouveau quelques questions. Cet argent frais va-t-il faire monter les prix ? Faut-il recharger la mule de Bitcoin ?


1200 $

Après un premier chèque de 1200 $ pour chaque Américain (et 500 $ par enfant) distribué au mois de mars, Donald Trump vient d’annoncer un nouveau chèque du même montant.

Donald Trump et le chèque Bitcoin

Il a également signé d’autres décrets présidentiels visant à prolonger les allocations chômage, l’interdiction d’expulser les gens de leurs logements, le report du paiement des prêts étudiants et la baisse des impôts sur les salaires.

Les propositions de loi concernant le chèque n’ont pas pu aboutir avant le départ des sénateurs en vacances pour le mois d’aout… En cause, le fait que les démocrates veuillent qu’une partie de cet argent aille plutôt aux collectivités locales, et notamment à la poste. Les démocrates tiennent absolument à ce que les élections présidentielles (dans un peu plus de 40 jours) se fassent par courrier… Ce que Donald Trump refuse, redoutant une fraude électorale massive (chacun se souviendra de l’élection controversée de Bush…).

Ce qui nous intéresse à présent est de savoir si ces chèques vont générer de l’inflation ? Auquel cas le Bitcoin en profitera. L’impact inflationniste d’une injection d’argent dépend beaucoup de la conjoncture initiale de l’économie mais, oui, injecter de l’argent qui ne sera jamais remboursé génère en général de l’inflation…

Donnez un million d’euros à chaque personne et vous comprendrez vite ce qu’est l’inflation. Si vous injectez trop d’argent par rapport à ce que l’économie peut produire, il en découle quasiment mécaniquement de l’inflation. C’est le simple jeu de l’offre et de la demande. La monnaie ne vaut que le travail et l’énergie qu’il y a derrière. Point barre.

Les banquiers centraux voudraient nous faire croire que les ressorts de l’inflation sont plus compliqués que ça. Cependant, il suffit d’observer leur incapacité à la prévoir pour en douter…

Boule de cristal inflationniste…

La banque des règlements internationaux l’avoue elle-même :

« Récemment, les modèles de prédiction de l’inflation des banques centrales n’ont pas été très performants. »

BIS

En effet, alors que la croissance s’est écroulée dans le sillage de la crise de 2008, l’inflation n’a pas reculé contrairement à ce que les modèles prédisent. Même constat en 2020 avec la crise du Covid. La réalité est en contradiction avec les modèles qui partent du principe que l’inflation doit baisser lorsque la croissance diminue.

Rien de bien surprenant quand on sait que ces modèles de prédiction se basent bien souvent sur la célèbre « courbe de Phillips » (pour les connaisseurs). Un mythe laissant penser que l’inflation ne serait que le résultat de la baisse du chômage. La vérité est que l’inflation est devenue “inélastique” depuis que les multinationales ont été autorisées à faire travailler des armées d’esclaves à l’autre bout du monde pour nous fabriquer nos objets à faible coût.

Les gardiens de la doxa économique en sont à trafiquer les chiffres du chômage et de l’inflation (la gigantesque hausse des prix immobiliers n’est pas comptabilisée dans l’inflation…) pour camoufler l’évidence : c’est bien la quantité de monnaie en circulation qui explique avant tout l’inflation. On appelle cela dans le jargon la « “théorie” quantitative de la monnaie ».

Dit autrement, c’est la taille de l’endettement qui influence le plus l’inflation (chaque euro ou dollar en circulation provient toujours à l’origine d’une dette, quelque part). Vouloir lutter contre l’inflation c’est vouloir lutter contre la dette et, in fine, contre la croissance. Les banquiers voudraient nous faire croire qu’ils font de la croissance sans faire d’inflation… Et pourtant, avant la crise du Covid, les États-Unis devaient par exemple rajouter 4 dollars de dette pour générer un dollar de PIB supplémentaire

L’argent étant majoritairement injecté dans l’économie via les prêts immobiliers, et l’INSEE ne prenant pas en compte l’inflation de la pierre, nous avons l’impression que notre pouvoir d’achat se maintient bon an mal an. Mais lorsque le temps est venu de s’acheter une maison, chacun comprend alors que quelque chose ne tourne pas rond dans l’économie…

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Le chèque de Trump va-t-il créer de l’inflation et est-ce si problématique ?

1200 $ pour chaque americain
“Stimulus check” 1200 $

Le déficit budgétaire d’un pays est purement inflationniste car un État ne rembourse jamais sa dette. Tout cet argent reste dans l’économie ad vitam aeternam. Contrairement à des emprunts de particuliers qui sont remboursés petit à petit, faisant disparaître la monnaie de la circulation.

Lorsque Trump fait un chèque de 1200 $ aux Américains, cet argent va inéluctablement créer de l’inflation, tôt ou tard. Mais est-ce bien grave docteur ? Pas vraiment en vérité. Si l’argent injecté profite à tout le monde, alors l’inflation n’est pas un problème. D’autant plus que cet argent va être dispersé au maximum, ce qui permet d’éviter de créer une bulle quelque part. L’immobilier, la bourse…

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De l’argent disséminé dans chaque recoin de l’économie ne crée pas de bulle. Il peut même ne pas provoquer d’inflation dans les régions. Là où il y a des ressources inutilisées ayant justement besoin de liquidités pour huiler les échanges.

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L’inflation est un problème lorsque seule une petite caste en profite. Les banquiers par exemple, puisque plus il y a de dette (et donc d’argent en circulation) et plus ils collectent d’intérêts. Les générations propriétaires profitent aussi de l’inflation de leurs biens immobiliers. Mais encore une fois, si tout le monde jouit de l’argent créé de manière égale, tout va bien.

Cela étant dit, pour que l’inflation soit effectivement neutre, il faudrait que chaque nouvelle génération profite de tel chèques. Sinon les derniers arrivés n’héritent que de l’inflation. C’est d’ailleurs le raisonnement derrière le revenu universel.

Bitcoin vs Inflation

Les inégalités allant croissant, l’inflation se faisant de plus en plus palpable et le revenu universel étant toujours aux abonnés absent, il est crucial de prendre les devants en épargnant un actif dont la valeur évolue en sens inverse de celle de la monnaie fiat.

Certes, la hausse des salaires peut compenser l’inflation. En effet, si l’inflation est de 2 % et que votre salaire progresse dans le même temps de 2 %, votre pouvoir d’achat reste inchangé. Mais ce n’est pas vraiment le cas. Les prix augmentent beaucoup plus vite que les salaires sans parler de ceux qui sont au chômage… Sans parler non plus des pensions qui ne sont pas indexées sur l’inflation

Et quand bien même votre salaire progresserait aussi vite que l’inflation, ce n’est pas le cas de tout l’argent que vous avez déjà épargné. Si votre compte épargne ne rapporte que 0.50 % et que l’inflation est de 2 %, tout votre argent durement gagné perd chaque année 1.5 % de son pouvoir d’achat.

Disons que vous épargnez une somme pendant 35 ans. Mettons également que le taux d’inflation soit de 2 % par an en moyenne sur la période. Il en résulte que le pouvoir d’achat de votre épargne a été divisé par deux au bout de 35 ans…

Inflation cumulée en France
Inflation France entre 1990 et 2016 (L’immobilier n’est pas comptabilisé…)
Source : France-inflation.com

La différence entre le taux de rémunération de l’épargne et le taux d’inflation s’appelle le taux « réel ». Plus il est négatif et plus il fait sens de placer son argent dans une valeur refuge. Même si cette dernière ne rapporte aucun intérêt (comme l’or et le Bitcoin), elle s’appréciera avec le temps. Les taux réels sont effectivement négatifs depuis quelque temps…

L’inflation et la « post-vérité »

L’inflation orchestrée par les banquiers est indolore car ces usuriers se mettent d’accord pour augmenter la dette de manière diffuse, sans coups brusques. Telles des grenouilles dans l’eau d’une casserole dont la température monterait lentement, nous nous habituons progressivement à notre appauvrissement.

Nous sommes d’autant plus anesthésiés que les chiffres de l’inflation sont complètement bidons. Pourquoi ? À cause de nombreux artifices comptables dont le plus scandaleux étant que les prix immobiliers ne sont pas intégrés dans le calcul

C’est comme si vous calculiez votre moyenne trimestrielle en décidant de ne pas intégrer le 5/20 en mathématique. C’est une fraude que nous sommes de plus en plus nombreux à dénoncer dans la communauté Bitcoin.

Cette prise de conscience populaire est leur principale inquiétude si l’on en croit les propos hallucinants du directeur général du G30, M. Mackintosh. Le G30… Touchons-en un petit mot. Fondé en 1978, le G30 est le saint des saints bancaire. Il est un think tank présidé par Jacob Frenkel, membre de la J. P. Morgan et de la Trilatérale. On trouve parmi ses membres et son conseil d’administration des banquiers privés, des académiciens faisant partie d’organisations internationales (Kenneth Rogoff du FMI et de Harvard), des économistes stars (Krugman) et des banquiers centraux en poste (Draghi, Kuroda) ou honoraires (Trichet, Noyer, Volcker, Bernanke). Un cercle extrêmement restreint se réunissant tous les ans, sur invitation seulement, sans que nous puissions savoir où et quand

Group of Thirty, top world bankers
G30

Dans un discours intitulé « L’économie à l’époque de la post-vérité » datant de 2017, Mackintosh a déclaré qu’eux, les grands économistes, les « sachants » à défaut d’être savants, doivent : « défendre la vérité contre les mensonges » et ne pas laisser l’opinion publique « mettre en doute toutes les données fournies par les instituts de statistique » qu’ils utilisent dans leurs « modèles ».

Mackintosh pousse le culot jusqu’à citer dans son discours un passage du livre 1984 de George Orwell :

« La liberté, c’est la liberté de dire que deux plus deux font quatre. Si cela est permis, tout le reste suivra »…

Ces banquiers mondialistes aux manettes de la création monétaire et des règles financières veulent défendre leur “post-vérité“. Tout en haut de leur ministère de la vérité, ces O’Briens s’organisent pour continuer à camoufler notre esclavage monétaire. Ils craignent la masse monétaire fixe du Bitcoin comme la peste.

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« La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force. »

Orwell, 1984

Et l’inflation c’est la richesse…

Le chèque de 1200 $ envoyé en mars vaudrait désormais 2200 $ s’il avait été échangé tout de suite contre du Bitcoin.
Bitcoins

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