Cryptopia sombre en pleine ascension du Bitcoin (BTC)

On s’en souvient, l’exchange néo-zélandais Cryptopia, a connu un début d’année difficile après voir subi un piratage d’envergure mi- janvier. Le préjudice a été estimé par la start-up spécialisée Elementus, à plus de 14 millions d’euros en ETH et tokens divers et variés (Dentacoin et autres Lisk, à noter que les pertes en Bitcoin n’ont pas été établies).

Clap de fin pour Cryptopia

On rappellera l’impressionnante quantité de 76 000 wallets qui ont été siphonnés par les pirates, l’attaque s’étalant sur plusieurs jours.

Si la notion de « stress cardiaque » vous est étrangère, sachez que le responsable de la sécurité de l’exchange a eu l’opportunité d’en tester les effets.

Elementus ne se montre pas tendre dans son rapport s’agissant du déroulé de l’opération, les conditions de celles-ci révélant une dramatique passivité de Cryptopia de longues heures durant, semblant démontrer que l’exchange avait carrément perdu le contrôle de ses clefs privées Ethereum…

Cryptopia, morne plaine

Cryptopia a toujours eu une place particulière dans le cœur de la communauté crypto. Considéré comme une petite place de marché, l’exchange alignait malgré tout 50 employés et plus d’1.5 millions d’utilisateurs.

Surtout, si les stars du secteur, Bitcoin, Ethereum et autres Monero vous semblaient trop quelconques pour éveiller votre appétit d’investisseur, la plateforme néo-zélandaise était toujours prête à vous proposer une armée de tokens plus ou moins improbables, issus d’ICO exotiques.

Des standards de listing qu’on va qualifier de « larges », assortis d’un amour manifeste de l’équipe pour les « shitcoins » permettaient à la communauté de jouer à la crypto-loterie avec des coins introuvables ailleurs !

Quoi qu’il en soit, ce piratage d’envergure avait logiquement déclenché une enquête de police, la plateforme fermant ses portes, le temps de l’enquête. La justice kiwi accordait finalement une autorisation de réouverture « en lecture seule » le 4 mars, Cryptopia allant même jusqu’à ré-activer son service sur 40 paires de trading fin mars. Un bilan de l’ampleur du piratage était par ailleurs établi : Cryptopia aurait subi une perte de 9.4% de ses avoirs. Un pourcentage conséquent, mais peut-être moins grave que les craintes initiales. 

Une liquidation inéluctable

Plus que le montant du butin, c’est probablement la révélation de graves dysfonctionnements internes et des défaillances de sécurité en série (sans même compter l’incalculable déficit de confiance), qui auront finalement abouti au dernier acte, officiellement annoncé le 15 mai : le dépôt de bilan de l’entreprise.

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Dans un communiqué, le cabinet Grant Thornton, spécialisé dans ce type d’opération a ainsi fait savoir qu’il coordonnera le branle-bas de combat et assurera la vérification, la sécurisation, puis la liquidation des avoirs de l’entreprise.

Si l’opération s’annonce particulièrement longue et complexe, le cabinet a assuré que les clients seraient tenus informés. Une adresse mail a par ailleurs été mise à disposition de la communauté pour toute question : liquidation@cryptopia.co.nz

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