Et si on effaçait la dette ? Quel impact pour le Bitcoin (BTC) ?

Effacer la dette ? Quel impact pour Bitcoin (BTC)

Haaa la dette… Cette construction artificielle. Ce golem angoissant. Ce totem devant lequel se couchent des politiques ayant égarés leur droit régalien de battre la monnaie. Et alors que nous avons besoin de toujours plus de dette pour générer la même croissance, de plus en plus de voix s’élèvent contre le dogme et préconisent de l’effacer.


300 000 000 000 000 $

Trois cent quatre-vingt mille milliards de dollars. C’est le montant actuel de la dette globale (États, entreprises, individus). La dette étant l’ombre de la monnaie, cela signifie qu’il y a 300 000 milliards en circulation dans l’économie mondiale qui huilent les échanges ou dorment sur des comptes d’épargne.

Mais tout cet argent n’irrigue pas la planète de manière homogène… L’argent jaillit surtout dans les mégalopoles où il alimente des bulles immobilières… En France, environ 60 % de l’argent injecté dans l’économie provient de prêts immobiliers.

Cela dit, pour 2020, c’est plutôt les déficits budgétaires des États qui sont à l’origine de la plus grande création monétaire. Aux États-Unis, le déficit va dépasser les 3000 milliards, soit environ 15 % du PIB ! Sur le vieux continent, l’Italie est partie pour afficher une dette avoisinant les 160 % du PIB. Nous allons atteindre 110 % en France avec un déficit annuel de 220 milliards (soit 11 % du PIB).

Graphique illustrant la dette américaine
Dette USA

Un gigantesque Ponzi

Les élus corrompus ne cessent de culpabiliser la plèbe en brandissant la dette (pendant qu’ils dorent leurs bureaux). Mais en vérité, la dette ne peut qu’augmenter, inéluctablement

Il est vrai que l’Allemagne est parvenue à faire reculer sa dette (comparé au PIB…) pendant quelques années. Mais ce fut grâce à des taux d’emprunt négatifs et un excédent commercial annuel de plus de 200 milliards d’euros. Dit autrement, le gouvernement teuton a bénéficié de gras impôts sur des bénéfices réalisés à l’étranger grâce à l’endettement d’autres pays. L’argent n’est jamais qu’un système de vases communicants. Ce qui rentre dans une poche sort forcément d’une autre…

Le système de création monétaire kafkaïen voulant que l’argent soit créé à partir de dettes et d’intérêts nous oblige mécaniquement, mathématiquement, à générer perpétuellement de nouvelles dettes plus grandes que les précédentes.

Et soit dit en passant, ce système d’esclavage financier porte en lui les germes de l’autodestruction puisqu’une dette en constante augmentation exige que la croissance fasse de même. Ce qui se traduit obligatoirement par des émissions de CO2 toujours plus grandes…

Graphique représentant les anomalies de températures dans l'hémisphère nord
Le mois d’août et le trimestre juin-juillet-août 2020 ont été les plus chauds jamais enregistrés dans l’hémisphère nord par rapport à la moyenne du XXe siècle.
Les cinq étés les plus chauds dans notre hémisphère ont tous été enregistrés depuis 2015.

Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel

Le système est dans ses derniers retranchements. Non seulement la production de pétrole a probablement franchi son pic, mais les dettes sont devenues insoutenables. Nous en sommes au point où les banques achètent la dette publique et la revendent aussitôt à la Banque Centrale Européenne (BCE).

La BCE détient désormais environ 25 % de la dette des États de la Zone Euro. Ce qui représente une massive bouffée d’oxygène puisque la BCE étant en définitive un organe “public” (et indépendant…), les États se paient des intérêts à eux même.

En sachant que les intérêts payés par la France sur sa dette représentent en moyenne 40 milliards par an, c’est environ une dizaine de milliards que la BCE reverse chaque année au Trésor Français.

interets de la dette francaise

La France fait l’économie de 25 % des intérêts qu’elle aurait dû payer si la Banque Centrale européenne n’avait pas racheté les dettes via le « Quantitative Easing ». Mais il en reste 75 %… Et même si les taux sont très bas, cela fait toujours des dizaines de milliards à payer chaque année.

Autant d’argent que l’État doit payer en faisant constamment plus de dette…

L’argent magique !

Peut-on effacer la dette d’un coup de baguette magique ? Oui, en ne la remboursant pas…

Nous venons de le dire, la BCE a racheté un quart de la dette de la zone euro. Cela fait environ 500 milliards dans le cas de la France. Que se passerait-il si l’État cessait de rembourser ces 500 milliards ? Rien du tout. Pas de tremblement de terre.

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Comprenez que la BCE, en rachetant la dette des États, a “imprimé” de l’argent frais qu’elle a donné aux banques privées. Cet argent existe donc déjà mais il dort dans les « coffres » des banques. Il ne peut donc pas créer d’inflation. Ainsi, ne pas rembourser ces dettes détenues par la BCE ne créerait pas d’argent supplémentaire. La conséquence est simplement que l’on empêcherait que de l’argent en circulation soit siphonné via le remboursement de la dette (et des intérêts).

D’autre part, on croit souvent qu’effacer la dette se traduirait automatiquement, presque mécaniquement, par une hyperinflation. Il y a en réalité une bonne marge de manœuvre avant de voir les prix grimper. Surtout que l’État contribue à dégonfler des bulles via la redistribution des richesses qui ramène l’argent dans les territoires vidés par les grandes villes.

Ceux qui s’inquiètent de l’inflation doivent davantage surveiller la production de pétrole et l’approvisionnement de matières premières

Graphique représentant les pics de productions de matières premières et de pétrole
Production annuelle mondiale de pétrole (1900-2018) et pic pétrolier (Scénarios 2005-2020)
Source: BP Statistical Review of World Energy

Allons-y alors, un million pour tout le monde !

Il faut savoir raison garder. L’argent ne vaut que le travail qu’il y a derrière (et tout ce que nous prenons à la nature). Donner soudainement beaucoup d’argent à tout le monde en même temps déclenche inéluctablement un choc inflationniste par la demande. C’est une évidence.

Il est également évident que si nous accumulons de l’argent dans le circuit économique (en cessant de rembourser les dettes), nous aurons tôt ou tard de l’inflation car il existe une quantité d’argent à partir de laquelle la demande vient dépasser l’offre structurelle. La loi universelle de l’offre et de la demande…

Mais encore une fois, il existe des marges de manœuvre importantes pour empêcher un dérapage dangereux de l’inflation. Il est possible par exemple d’interdire aux banques de prêter toujours plus, ce qui reviendrait à stabiliser la quantité de monnaie en circulation malgré le non-remboursement d’une partie de la dette. Dit autrement, l’écart entre le salaire et l’emprunt ne devrait jamais varier au fil des générations.

Tout le contraire de ce que nous faisons actuellement. En effet, alors que les emprunts immobiliers se contractaient en moyenne sur 12 ans dans les années 1970, nous sommes désormais à 25 ansLes banques font tenir leur ponzi d’endettement usurier en orchestrant une bulle immobilière et cela doit cesser.

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Qu’en pensent les banquiers centraux ?

Pour François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, c’est niet. Hors de question d’annuler la part de la dette publique détenue par la Banque Centrale. Ces déclarations ne surprendront pas nos habitués de TheCoinTribune

Même son de cloche du côté de l’Allemagne où les souverainistes ont récemment porté plainte auprès de la Cour constitutionnelle contre la Bundesbank afin d’empêcher la BCE de racheter plus de 33 % de l’ensemble des dettes souveraines.

En revanche, les lignes ont bougé du côté des Pays-bas. Le président de la Banque Centrale du pays, Mr Knot, a tout récemment lâché qu’il va falloir envisager un effacement de la dette des pays les plus endettés de la Zone Euro (Italie, Grèce). Cette prise de position a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde bancaire en début de mois.

La FED a quant à elle d’ores et déjà décidé d’effacer la dette en créant de l’inflation au travers du déficit budgétaire de l’État. Les États-Unis vont afficher un déficit budgétaire supérieur à 3000 milliards cette année. Soit plus que le PIB de la France… Très bien, mais se posera également un jour la question de la dette…

Quid du Bitcoin ?

Tôt ou tard, l’augmentation de la quantité d’argent en circulation provoque de l’inflation. Et d’autant plus dans un contexte de raréfaction des matières premières et d’augmentation de la population globale. Que ce soit par le non-remboursement des dettes ou un déficit budgétaire accru, si la demande vient surpasser l’offre, les prix finissent par monter.

Cela étant dit, les taux à 0 % (qui permettent de ne pas avoir à générer des vagues de dettes plus grandes que les précédentes dans une fuite en avant sans fin) ; l’arrêt du financement de certaines gabegies inutiles (construire des ronds-points ou donner des milliards à des individus pour qu’ils puissent acheter des yachts) ; et l’évolution vers une société où l’on consommerait mieux mais moins, vont agir comme contrepoids aux pressions inflationnistes. Encore une fois, il y a d’importantes marges de manœuvre si nous prenons de bonnes décisions.

Mais même si les planètes s’alignent, il faut le redire: BP annonce déjà que nous avons franchi le pic de pétrole durant la crise du Covid. Or la raréfaction de l’énergie est une pression immense sur la hausse générale des prix. Les tensions géopolitiques intenses entre les États-Unis, l’Europe, la Russie et la Chine doivent nous rappeler que l’annulation progressive de la dette ne provoquera jamais autant d’inflation qu’une rupture des approvisionnements…

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Bref, l’annulation des dettes signale que nous arrivons au bout d’un système et il n’est pas dit que ceux qui nous gouvernent parviendront à prendre le tournant sans provoquer d’inflation. Nous observons surtout que “l’argent qui dort dans les banques” alimente de plus en plus le ponzi boursier et donc les poches de quelques milliardaires. Nous vivons une époque charnière dangereuse et il est grand temps de vous protéger en gardant à gauche un peu de Bitcoin (BTC). On ne peut pas “annuler” le Bitcoin 😉

Prix d’un McDonalds des années 1970 :
Frites – 0,26 $
Big Mac – 0,65 $
Coke – 0,15 $
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