Haters du Bitcoin et Climato-Sceptiques, même combat ?

Même si la situation progresse mois après mois, les opposants farouches du Bitcoin sont toujours nombreux. Certains sont ce que j’appelle des sceptiques du Bitcoin. Leur attitude n’est pas sans me rappeler celle des climato-sceptiques. Devant les effets visibles du réchauffement climatique, de plus en plus de ces climato-sceptiques commencent à réaliser que nous faisons face à un véritable danger, et qu’il faut agir. Avec les sceptiques du Bitcoin, ce sera la même chose.


Early adopter du Bitcoin, encore aujourd’hui

L’adoption du Bitcoin est en progression constante. Néanmoins, il faut convenir que nous ne sommes encore qu’une minorité. Le nombre de personnes possédant du Bitcoin doit représenter moins de 0.5% des habitants de la planète. Pourtant, tout le monde parle du Bitcoin.

Le Bitcoin est un sujet omniprésent avec la crise économique de 2020.

Tout le monde a déjà entendu parler du Bitcoin au moins une fois. Une minorité de personnes utilisent réellement le Bitcoin. Pour autant, la majorité oscille entre ignorance et opinion négative. Il faut dire que les puissants à la tête du système monétaire et financier n’ont de cesse d’attaquer le Bitcoin en propageant de fausses informations à son encontre.

Malheureusement, le grand public ne va bien souvent pas plus loin que ce les gouvernants disent. Ainsi, le nombre de sceptiques du Bitcoin est très élevé. Un parallèle intéressant peut être fait entre les sceptiques du Bitcoin et les climato-sceptiques.

Les climato-sceptiques remettent en question le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique est un sujet qui a pris de plus en plus d’importance au cours des vingt dernières années. Les controverses autour du réchauffement climatique s’articulent autour de trois axes :

  • L’existence du réchauffement climatique
  • Les causes du réchauffement climatique
  • Les conséquences du réchauffement climatique

Suivant leur positionnement face à ces trois axes, certains vont dépasser le stade du scepticisme pour rejoindre le camp de ceux qui nient l’existence du réchauffement climatique. Donald Trump, le président actuel des Etats-Unis, fait clairement partie de cette catégorie de personnes qui explique que le réchauffement climatique n’est qu’une invention.

Je ne vais pas m’attarder sur ce point car un consensus commence à se faire dans la communauté scientifique sur l’existence bien réelle de ce réchauffement climatique.

Le coeur du débat est plutôt à chercher du côté des causes de ce réchauffement climatique. Certains estiment en effet que les causes sont à chercher du côté des activités humaines. L’homme serait ainsi responsable du réchauffement climatique, et donc des conséquences dramatiques que cela induit.

Les opposants à cette théorie estiment que le réchauffement climatique serait plutôt lié à des causes naturelles qu’à des activités humaines.

Partisan de ces théories, Donald Trump a par exemple décidé du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat qui avait été adopté le 12 Décembre 2015. Cet accord qui engageait initialement près de 200 pays visait à contenir le réchauffement climatique en adoptant des mesures plus fortes de réduction des gaz à effet de serre notamment.

Le retrait des Etats-Unis décidé par Donald Trump le 1er Juin 2017 a constitué un coup dur à cette volonté de limiter le réchauffement climatique puisque les Etats-Unis se placent juste derrière la Chine dans le classement des pires pollueurs de la planète.

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Les effets visibles du réchauffement climatique remettent en cause les certitudes des climato-sceptiques

En matière de conséquences du réchauffement climatique, il y a les conséquences envisagées à moyen et long terme par les scientifiques, et il y a les effets d’ores et déjà visibles.

En ce qui concerne les conséquences envisagées dans les 100 ans à venir, on retrouve :

  • Des îles paradisiaques de l’océan Indien qui pourraient disparaître englouties par la montée des eaux.
  • Certaines villes comme Miami, Tokyo, ou Amsterdam qui pourraient être envahies par les eaux.
  • Des ouragans et des cyclones de plus en plus intenses.
  • De nombreux records de chaleur qui provoqueront des sécheresses accentuant les risques des feux de forêts gigantesques.
  • Des épisodes de froid polaire en Europe traduisant une accentuation des extrêmes en matière de température.
  • Plus de 300 millions de réfugiés climatiques à prévoir en 2050 selon l’ONU.
  • Une explosion de la pauvreté, car ce sont les plus démunis qui seront frappés le plus durement par le changement climatique.
  • Recrudescence des maladies sous l’effet de vagues de chaleur et d’inondations.
  • Une espèce d’animaux sur six qui pourrait disparaître.

Cette liste est malheureusement non-exhaustive, mais elle vous montre bien les risques importants induits par le réchauffement climatique.

Néanmoins, tout cela ne reste que des prévisions. Les climato-sceptiques ont tendance à remettre en question les prévisions des scientifiques. Beaucoup finissent par devenir des adeptes de la théorie du complot en avançant que toutes ces conséquences ne sont que pure manipulation du grand public.

Ces climato-sceptiques ne sont donc pas prêts à changer leur comportement. Ce qui agit comme un électrochoc pour ces personnes est les conséquences visibles. Mieux encore, les conséquences qui les touchent directement.

De plus en plus de pays font face à des vagues de chaleur sans précédent. Les températures caniculaires provoquent des sécheresses favorisant les feux de forêts. Au début de l’année 2020, des feux de brousse qui ont dévasté une grande partie de l’Est Australien. On voit souvent des feux de forêts gigantesques qui frappent la Californie également.

Les images d’ours, ou de phoques, qui subissent les effets de la fonte des glaces sont saisissantes.

En 2015, l’éboulement massif généré par le recul du glacier Tyndall avait généré un tsunami de près de 200 mètres en Alaska. En Asie, les tsunamis se multiplient également.

Les tempêtes et les cyclones de plus en plus forts qui frappent chaque année le Golf du Mexique et la Mer des Caraïbes amènent également beaucoup de climato-sceptiques Américains à revoir leurs positions.

Je m’arrête là, mais vous avez compris l’idée générale :

Les climato-sceptiques ne changent de position que lorsque les catastrophes annoncées ne commencent réellement à se produire.

Ils ne sont pas capables de se projeter vers le futur. Ils n’arrivent pas à anticiper pour éviter de subir les conséquences désastreuses du réchauffement climatique.

Les sceptiques du Bitcoin remettent en question le Bitcoin

Les sceptiques du Bitcoin me rappellent totalement les climato-sceptiques. Ils ne cessent de remettre en question le Bitcoin. Tous les clichés sont utilisés pour dénigrer le Bitcoin.

Le premier point qui revient souvent est que le Bitcoin serait utilisé pour des activités illicites. La dernière présentation de Goldman Sachs évoquant le Bitcoin a repris les différents arguments faux habituels. Goldman Sachs explique que le Bitcoin peut être utilisé pour :

  • Schémas de Ponzi
  • Ransomwares
  • Blanchiment d’argent
  • Des marchés sur le Darknet

Ils ont oublié de préciser que le dollar Américain était également utilisé pour cela. Pire encore, utiliser le dollar Américain pour des activités illégales était plus aisé que d’utiliser le Bitcoin.

L’opacité totale du système bancaire aide fortement en cela.

Les sceptiques du Bitcoin utilisent ensuite la consommation énergétique nécessaire au bon fonctionnement du Bitcoin.

Pour eux, ce serait le talon d’Achille du Bitcoin, et la preuve qu’il ne constitue par un système viable. Encore une fois, c’est un faux argument, et ils ne comprennent pas que c’est justement ce qui rend chaque Bitcoin si précieux.

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Certains sceptiques du Bitcoin ont ensuite essayé de se rapprocher des climato-sceptiques en expliquant que le Bitcoin favorisait le réchauffement climatique puisque l’énergie utilisée pour le minage produirait énormément de gaz à effet de serre.

Là encore, c’est un mensonge. Une étude récente de Susanne Köhler et Massimo Pizzol à l’université d’Aalborg au Danemark contredit ce qui apparaît comme étant de fausses hypothèses.

Cette étude, qui j’espère réconciliera les écologistes avec Bitcoin, vient s’ajouter à une autre étude très positive pour Bitcoin publiée en juin 2019 par CoinShares, selon laquelle 74,1 % de l’activité minière est alimentée par de l’électricité provenant d’énergies renouvelables.

Le Bitcoin n’est donc pas incompatible avec lutte contre le réchauffement climatique. Le Bitcoin est pleinement compatible avec cette lutte essentielle pour l’avenir de la Terre.

D’autres avancent que le Bitcoin n’a pas de valeur intrinsèque. Comme je l’ai déjà expliqué par le passé, ceux qui critiquent le Bitcoin sur ce point se méprennent totalement.

Certains sceptiques du Bitcoin expliquent également que le Bitcoin est trop lent. Cette lenteur est double selon eux : au niveau de ses évolutions, mais également au niveau des délais de confirmation d’une transaction.

La première chose à comprendre est que les évolutions du Bitcoin avancent au rythme auquel elles doivent avancer.

Chaque évolution du Bitcoin doit être minutieusement validée pour éviter un désastre qui viendrait coûter des milliards de dollars à ses utilisateurs. Le Bitcoin évolue donc de façon à préserver la richesse de ses utilisateurs.

Ensuite, la génération du Bitcoin en tant que moyen de paiement n’est pas encore à l’ordre du jour. Nous ne sommes pas encore à cette phase de l’adoption du Bitcoin.

Cela viendra en temps et en heure. Une initiative telle que le Lightning Network est de nature à prouver que la scalabilité du Bitcoin sera un problème résolu lorsque le Bitcoin devra être utilisé comme solution de paiement par le grand public.

Tous les sceptiques du Bitcoin critiquent le Bitcoin sans chercher à comprendre tous les avantages qu’il apporte à l’ensemble des habitants de la Terre.

Personne ne dit que le Bitcoin n’a aucun défaut actuellement. En tant que Bitcoiners, nous disons simplement que le Bitcoin est notre meilleure solution pour quitter un système monétaire et financier qui est défaillant et qui ne peut être arrangé.

Le Bitcoin est encore une option, mais dans le futur, il deviendra de plus en plus souvent une obligation pour des millions de personnes.

La crise économique de 2020 montre les défaillances du système actuel

A l’instar de ce qui se passe avec le réchauffement climatique, beaucoup ont besoin de voir les effets désastreux des limites du système actuel pour comprendre que le Bitcoin est une nécessité.

Depuis plusieurs années, les Bitcoiners expliquent que le système monétaire et financier actuel est voué à échouer.

Cette expérience commencée en Août 1971 tourne mal. Les crises économiques s’enchaînent de plus en plus rapidement, et leur magnitude est de plus en plus forte. Quand des dizaines de milliards de dollars suffisaient pour répondre à la crise en 2008, nous voyons aujourd’hui qu’il faut désormais des milliers de milliards de dollars.

Le système actuel est clairement hors de contrôle. La Fed et les autres banques centrales ont ainsi imprimé près de 10,000 milliards de dollars en l’espace de trois mois.

Cette augmentation de la masse monétaire en circulation induit une grande inflation monétaire qui va mettre en difficulté des centaines de millions de personnes pauvres.

A l’opposé, les plus riches sortiront renforcés de cette crise économique comme l’expliquent fort bien les théories de l’effet Cantillon dont le Bitcoin est le parfait antidote. Les actions de la Fed visant à sauver le système actuel quoi qu’il en coûte leur bénéficient à plein.

L’injustice du système actuel est en train d’apparaître aux yeux d’un nombre croissant de personnes. Beaucoup se sentaient à l’abri en vivant aux Etats-Unis, ou en Europe. Et puis, les événements actuels commencent à déclencher une certaine inquiétude chez eux.

L’hyperinflation qui frappe le Venezuela, le Liban, ou encore l’Iran, pourrait un jour les concerner. Si vous en doutez, je vous invite à lire plus en détails cet article qui montre les effets désastreux de l’hyperinflation qui frappe l’Iran actuellement.

Tout comme les effets de plus en plus visibles du réchauffement climatique amènent des millions de personnes à changer d’opinion en matière de climat, de plus en plus de personnes seront amenées à changer d’opinion concernant le Bitcoin dans les mois et années à venir.

Tôt ou tard, les sceptiques du Bitcoin devront se rendre à l’évidence

Les opposants au Bitcoin ne pourront tenir éternellement leurs positions de scepticisme. La crise économique de 2020 a plus que jamais mis en lumière les défaillances du système actuel.

Les milliers de milliards de dollars injectés dans le système, ainsi que les milliers de milliards de dollars empruntés par les états, mettent en péril l’avenir des générations futures.

Qu’il est loin le temps où Thomas Jefferson, le troisième Président des Etats-Unis, disait à James Madison tout le mal qu’il pensait de la dette publique :

“Aucune génération ne peut alors contracter des dettes supérieures à celles qu’elle peut payer au cours de sa propre existence.”

Thomas Jefferson

Avec une dette publique qui dépasse les 26,000 milliards de dollars, et qui est en route pour atteindre les 30,000 milliards de dollars en fin d’année 2020, les Etats-Unis ont depuis longtemps oublié les principes fondateurs de Thomas Jefferson.

Malheureusement, les Etats-Unis ne sont pas les seuls. La situation est généralisée à l’ensemble des grandes puissances économiques mondiales. En 2020, un pays ayant un ratio dette publique sur PIB inférieur à 100% est une exception.

Le système actuel ne peut clairement plus durer ainsi.

Les puissants à la tête du système actuel ne feront rien pour le changer. Ils continueront à imprimer de l’argent à l’infini. La solution doit donc émerger du peuple.

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Dans l’histoire, les plus grandes révolutions ont toujours émané du peuple. Avec le Bitcoin, c’est la même chose. Le Bitcoin est une révolution monétaire qui prendra du temps, mais qui finira par convaincre une majorité de personnes. Les sceptiques du Bitcoin finiront eux aussi par se rendre à l’évidence du côté inévitable du Bitcoin. En cela, leur comportement sera similaire au climato-sceptiques d’hier qui changent petit à petit d’opinion sur le réchauffement climatique.

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