Ital-Exit, Bitcoin et Mini-BOT, l’éclatement de l’Europe rebattra les Cartes Monétaires

Après le Brexit, la montée en puissance de partis eurosceptiques en Italie pourrait bien faire voler la zone Euro en éclats. Alors que la crise du Covid-19 met une nouvelle fois en lumière le panier de crabes qu’est l’Union européenne, le scenario d’un Italexit ne fait plus du tout sourire.


L’explosion de la zone euro, deuxième monnaie internationale, est quelque chose de probable. Le jour J, se posera alors la question de savoir quelle monnaie sera la plus adaptée pour payer les échanges internationaux. Le Bitcoin attend son heure, patiemment.

L’Euro, ce carcan aberrant

Le taux de change de la monnaie unique reflète la puissance exportatrice de l’Allemagne. Les Allemands ne craignent pas de vendre cher car la concurrence est faible sur ses niches industrielles technologiques. L’euro fort sied comme un gant à l’Allemagne car les Mercedes se vendront aussi bien à 50 000 $ qu’à 60 000 $. Ce n’est pas plus compliqué que ça…

En revanche, un tel écart de prix sur l’huile d’olive va nécessairement plomber les exportations grecques qui feront face à une concurrence féroce sur le marché international. Il est plus facile de planter des oliviers que de faire pousser des grosses berlines…

Adopter l’Euro, c’est comme donner à une équipe de foot des crampons qui chaussent tous la même taille…

Il faut bien comprendre que la raison d’être d’un taux de change entre deux monnaies est de forcer le pays accusant un déficit commercial à prendre naturellement les décisions qui s’imposent pour ajuster son économie.

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Taux de change ?

Si un pays A affiche un déficit commercial chronique avec un voisin B, la monnaie A va naturellement se déprécier par rapport à la monnaie B (la loi naturelle de l’offre et de la demande). Le pays A est donc forcé de réduire ses importations.

Pour le dire autrement, ça va 5 minutes qu’un pays vous achète vos marchandises avec du papier (sa monnaie) s’il ne produit rien qui vous intéresse et que vous pourriez alors lui acheter avec ces mêmes bouts de papier – qui ne se mangent pas…

Le taux de change permet d’éviter que des déséquilibres commerciaux ne persistent trop longtemps et que l’ajustement inévitable ne se fasse dans la douleur.

La Grèce est un cas d’école. Grâce à la monnaie unique, le pays a pu faire courir un déficit commercial chronique sans souffrir d’une dépréciation de sa monnaie. Néanmoins, qui dit déficit commercial dit nécessairement que de l’argent quitte les banques du pays déficitaire pour aller dans des banques étrangères. Logique.

Il a donc fallu que les banques allemandes et françaises prêtent aux banques grecques pour que l’économie continue de tourner. C’était ça (bulle d’endettement) ou bien laisser le chômage augmenter et/ou abaisser les salaires. Mais ce n’est pas ce que l’on avait promis aux citoyens grecs ou italiens lorsqu’on leur a vendu l’euro…

L’austérité ou la dette

Les banques françaises et allemandes savaient très bien que la dette Grecque allait déraper. Elles ont misé sur l’espoir qu’Athènes finirait bien par profiter de la solidarité européenne pour remplir le tonneau des Danaïdes.

Sauf que la solidarité ne fait absolument pas partie par les traités européens. Lorsque la crise de la dette de la zone Euro explosa en 2010, le patron du géant Allemand de l’assurance Allianz déclara :

« Nous torturons les Grecs pour que les Italiens entendent leurs cris ».

Coronabond

Le ministre des Affaires étrangères teuton a fait un genre de mea culpa le weekend dernier :

« Dans cette crise, nous avons besoin d’agir vite, sans instruments de torture ou autres mesures d’austérité. »

Mais il n’y aura pas de “coronabond”, sorte d'”eurobonds” remis au goût du jour afin de mutualiser les dettes et que tous les pays de la zone euro puissent faire rouler leurs dettes au même taux.

L’Allemagne, les pays-Bas, l’Autriche et la Finlande, toujours eux, ont refusé – de manière tout à fait compréhensible au demeurant. L’Italie – durement touchée par le Covid-19 – en est à menacer de quitter l’UE pour que les pays du Nord acceptent d’apporter leur caution à un prêt « sans conditions ».

La Grèce appréciera, elle qui a dû boire la potion d’austérité de la Troïka (BCE, Commission Européenne et FMI) jusqu’au calice pour que l’on accepte de faire rouler sa dette à taux bas. Les diktats de l’Allemagne ont mis 40 % des jeunes grecs au chômage (malgré un exode massif des forces vives du pays). Un millier d’écoles primaires et secondaires ont été fermées. Des milliers de suicides. 1/4 du PIB en moins etc.

Cela étant dit, le cas Italien n’est pas (encore) comparable à celui de la Grèce. Si l’eurogroupe vient d’accepter d’apporter sa caution pour que Rome puisse emprunter à taux bas, ces fonds seront destinés seulement aux dépenses de santé supplémentaires. On est loin d’une mutualisation totale de la dette que l’Italie ésperait obtenir…

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Un destin à l’anglaise ou à la grecque pour les Italiens ?

Tous les pays européens auront le même destin. La France, depuis 1990, a perdu 36 % de ses emplois dans l’industrie alors qu’il est resté stable outre Rhin… Près de 100 000 français sombrent dans la pauvreté chaque année… Devra-t-on vendre l’Alsace à l’Allemagne un jour?

La riche Lombardie finance la Sicile et la fédération Bavaroise finance le Länder Berlinois. Mais est-ce que les Allemands ont l’intention de financer l’assurance chômage italienne ? Soyons réalistes, sans transferts budgétaires depuis les pays du Nord vers les pays du Sud, la zone euro implosera.

C’est en tout cas l’avis des Italiens puisqu’un sondage Eumetra, a montré que 70 % des Italiens sont convaincus que l’Allemagne veut les étrangler…

L’autre solution qui permettrait à l’euro de perdurer serait que la banque centrale européenne efface les dettes. La BCE détient déjà 18 % de la dette française (Grâce au Quantitative Easing). Il n’appartient qu’à sa présidente, Christine Lagarde, de pousser en faveur d’un jubilé des dettes…

L’Italie devient de plus en plus euroseptique et philo chinoise. Voici ce qu’a declaré le ministre des affaires étrangères italien le 25 Mars :

« Ceux qui nous ont moqués pour l’accord sur les nouvelles Route de la soie doivent admettre que cette amitié avec la Chine nous a permis de sauver des vies. »

Taux-taux va voir son banquier

Prisonniers d’une monnaie qui est taillée pour l’Allemagne, les pays européens regardent avec envie de l’autre côté de la Manche. Le gouvernement de Boris Johnson vient de mettre sa banque centrale au pas en l’obligeant à financer directement le gouvernement sans avoir à payer des intérêts.

Il s’agit d’une contre-attaque face aux représailles du système qui a privé l’Angleterre de son AAA le mois dernier (Fitch ratings) pour la punir d’avoir quitté l’UE. En effet, l’expulsion du club très restreint des pays notés AAA par les trois grandes agences de notation (Fitch, Standard & Poors, Moody’s) est synonyme d’étranglement financier. La raison étant que les banques sont obligées de garder davantage d’argent en réserve lorsqu’elles prêtent à un pays note AA- plutôt que triple A. Il en découle des taux d’intérêt plus élevés.

Rappelez-vous que la crise de la dette européenne a été déclenchée par les agences de notation américaines qui n’ont eu de cesse de dégrader implacablement les notes des « PIGS » (Portugal, Italy, Greece, Spain) semaines après semaines. Le taux d’emprunt à 10 ans grec était alors monté jusque 30 % et celui de l’Italie à 7 %… Le taux est une arme financière de destruction massive. Surtout lorsque l’on a, comme l’Italie, la quatrième dette la plus élevée du monde (135 % du PIB). Le troisième pays étant le Liban, dont la monnaie est en train d’exploser en vol depuis le début d’année. La Grèce est en seconde position (181 %). Le Japon est hors catégorie avec une dette qui représente 238 % du PIB.

Italexit

Si la caution européenne pour faire rouler la dette – à des taux bas – doit passer par une cure d’austérité à la grecque, dictée par le FMI et l’Allemagne, tous les pays finiront par se faire la malle et l’Italie en premier.

Qu’on se le dise, la botte est à deux doigts de claquer la porte. Le gouvernement de Salvini a même dévoilé une monnaie parallèle l’été dernier. Le fameux “Mini-Bot”. Sa véritable nature est longtemps restée floue. Il a été présenté comme des petits titres de dette émis directement pas le gouvernement. Des titres utilisables par les entreprises pour payer leurs impôts. Mais les choses deviennent limpides quand on regarde les ébauches de Mini-bot. Cela ressemble furieusement à des billets. Gros coup de semonce…

La future monnaie de l'italie, le minibot

Le message est clair pour les fanatiques bruxellois ultra-libéraux, ultra-corrompus et prêts à tous les sacrifices humains pour garder leur Frankenstein monétaire : Basta! Le racket des États avec des intérêts usuriers, l’ouverture des frontières aux quatre vents grâce à des traités de libre échange et le dumping fiscal de pays comme le Luxembourg ne passe plus.

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »

JEAN-CLAUDE JUNCKER, ancien président de la Commission Européenne et premier ministre du Luxembourg, le plus grand paradis fiscal européen qui organise l’évasion fiscale de centaines de multinationales européennes…
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Bitcoin en embuscade

Non, l’Italie ne fera pas du Bitcoin sa nouvelle monnaie. Cela n’arrivera jamais.

Néanmoins, l’Euro étant la deuxième monnaie internationale après le dollar, sa disparition fera la nouvelle démonstration de l’impossibilité de bâtir une monnaie à une échelle plus grande qu’un pays souverain.

Composition des monnaies de reserves des banques centrales
Composition des réserves de change de l’ensemble des banques centrales

La question d’une monnaie internationale apatride, libre de dette et qui, en somme, ne profite à personne en particulier, reviendra sur le devant de la table. Avec le dollar qui est en phase terminale, le Bitcoin apparaîtra comme la meilleure solution. N’en déplaise aux mondialistes qui voudraient bien que le FMI ou la banque mondiale émettent une nouvelle monnaie internationale.

Pure chimère… Le FMI est déjà détenteur de la monnaie internationale. Elle s’appelle le DTS (droit de tirage spécial). Cette “monnaie” a été créée en 1969 à partir d’un panier de devises. Cet autre Frankenstein monétaire devait faire office de monnaie internationale mais ne sera finalement jamais utilisé. Les Américains préférant évidemment étendre l’empire du dollar…

Entre temps, le FMI s’est transformé en bras armé du libéralisme, n’autorisant des prêts qu’à la condition que les pays bénéficiaires suppriment toutes leurs barrières douanières, se laissent piller leurs matières premières, etc.

Une monnaie internationale sera toujours vouée à l’échec. L’hégémonie monétaire est toujours une lutte à mort. Qui peut croire que le tsar russe, la perfide Albion, l’empire du milieu ou l’oncle Sam accepteront une monnaie contrôlée par ses rivaux géopolitiques.

Encore une fois, seule une monnaie décentralisée n’offrant d’avantages à personne en particulier aura un futur. Elle doit être l’expression même de l’équité sans laquelle rien ne dure bien longtemps.

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Historique des monnaies de reserve internationales

En sortant de la zone euro, l’Italie sonnera la fin de la seconde monnaie de réserve internationale. Dans un contexte de démondialisation et de dédollarisation, cet appel d’air devra être comblé. On voit mal comment le Bitcoin ne pourrait pas gagner du galon dans ce nouveau monde. Surveillez les Mini-bots…

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