“La DeFi est LE secteur à suivre” L’interview Crypto de Simon Polrot

Si de plus en plus de personnes prennent conscience du potentiel de Bitcoin, des cryptomonnaies et de la Blockchain, certains en ont saisi les implications depuis bien longtemps à l’instar de Simon Polrot. TheCoinTribune vous livre aujourd’hui une interview exclusive avec l’homme qui se bat pour le changement depuis 2016.

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Bonjour Simon merci pour votre temps, pouvez-vous présenter ?

Bien entendu ! Je suis un ancien avocat fiscaliste avec 7 ans de pratique en cabinet. Aficionado des nouvelles technologies, j’ai entendu parler du Bitcoin à plusieurs reprises avant de réellement m’y intéresser fin 2015. À l’époque, je voulais faire un investissement à risque avec mon début de patrimoine et je me suis inscrit sur une plateforme d’échange. Il était alors beaucoup plus difficile de faire des achats qu’aujourd’hui. Je me suis ensuite intéressé à l’écosystème via Bitcointalk et Reddit, où j’ai entendu parler d’Ethereum.

Simon Polrot présente ses perspectives pour l'avenir crypto en France

Ethereum venait d’être lancé, tout le monde en parlait – et en tant qu’avocat et totalement novice dans ce domaine, j’ai été pourtant séduit par la notion d’engagement et d’exécution des smarts contracts. Je passais de plus en plus de temps à suivre les news d’Ethereum et j’ai décidé de lancer en 2016 Ethereum France.

Ethereum France

Il ne s’agissait à la base que d’un projet personnel qui a vite pris de l’ampleur. J’ai en parallèle participé à la fondation de l’association Asseth qui a depuis fusionné avec Ethereum France. Notre objectif était simple : populariser Ethereum au niveau personnel et professionnel.

Sur le plan professionnel, je me suis progressivement spécialisé dans la Blockchain et les crypto, afin d’aider les entreprises à se lancer. J’ai aidé des startups connues tels que iExec pour leur ICO à l’époque. En parallèle, je continuais mes engagements associatifs et ai contribué au lancement de la Chaintech, qui était une première initiative orientée professionnel et institutionnel comme ce que nous faisons aujourd’hui avec l’Adan. J’ai pris plus tard le poste de Vice-Président de cette association.

En 2017, j’ai quitté mon métier d’avocat et suis devenu entrepreneur blockchain en rejoignant le projet VariabL de ConsenSys. L’objectif était de proposer des produits dérivés comme le fait aujourd’hui Maker, mais le projet fut abandonné par la société. J’ai ensuite travaillé pour l’exchange LGO, ce qui m’a permis de me rendre compte des difficultés pratiques auxquelles étaient confrontées les entreprises du secteur.

J’ai alors réfléchi à ce qui me motivait vraiment et me suis rendu compte que les postes associatifs que j’avais pris avaient bien fonctionné pour moi, et ce pour une bonne raison : lorsque les problématiques nous touchent directement, la motivation est toujours au rendez vous.

Et c’est là que vous avez décidé de fonder l’Adan ?

Exactement. J’ai fait part de mon idée à onze grandes sociétés du secteur, telles que Ledger, Nomadic Labs ou encore Coinhouse pour ne citer qu’elles. Elles ont toutes adhéré à ma vision et nous avons lancé l’Adan en janvier 2020 puis organisé notre premier événement en mars. La crise du Covid19 a évidemment compliqué les choses… Pour autant, l’association s’est bien développée et elle compte aujourd’hui 44 membres.

L’Adan a deux grands axes d’actions :

  1. Des actions tournées vers l’extérieur : il s’agit des entreprise privées non issues du secteur, associations, politiques, membres du gouvernement… Ici notre rôle est d’expliquer avec pédagogie les enjeux. Nous suivons également de très près la réglementation et les initiatives législatives au niveau français et européen.
  2. Des actions de soutien aux membres : il s’agit d’utiliser différents mediums pour faciliter les échanges et la création de ressources communes aux membres. L’écosystème et son industrie sont naissants et il y a encore assez peu de concurrence directe. Nous sommes surtout des professionnels tachant de survivre dans un univers relativement hostile. L’idée est de survivre ensemble et de traiter ensemble nos problèmes. C’est de cette cohésion qu’émergera le dynamisme du secteur en France.
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Vous êtes dans l’écosystème depuis 2015 ! Combien valait le Bitcoin et l’Ethereum histoire de se resituer ?

Le Bitcoin était aux alentours de 250 euros et l’Ethereum à un peu moins de 1 euro. Objectivement il y avait pire comme moment pour rentrer, mais si c’est l’aspect financier qui m’a attiré dans cet univers, c’est l’aspect technologique et communautaire qui m’a fait y rester. J’y ai découvert une communauté de passionnés aux backgrounds très variés ! J’ai eu également le privilège d’assister à la naissance de la communauté Ethereum.

Vous avez aussi eu le « privilège » d’assister au célèbre hack des DAO.

Oui, ayant des tokens DAO j’étais même en première ligne. C’était un événement fondateur de ce qu’est Ethereum aujourd’hui. Tout d’abord un emballement autour des DAO, la première bulle… À cette époque tout le monde y allait de son petit discours et de son analyse. Au final près de 15% du total des Ethers en circulation se retrouvèrent dedans ! Ce hack fut révélateur de la naïveté que nous avions sur la sécurité des smarts contracts. Non, il ne faut pas mettre 150 millions d’euros dans un smart contract qui n’a pas correctement été audité.

Le hack des DAO
Une perte de 150 millions de $

Il est heureux que cet événement soit intervenu si tôt dans l’histoire du réseau, et pas plus tard ou l’impact aurait été terrible. C’est également cet événement qui a provoqué le boom des sociétés d’audit de smart-contract. Nous avons ensuite eu un débat sur l’immuabilité de la blockchain avec le drama autour de la création d’ETC qui a traumatisé une bonne partie de la communauté.

Quelques livres commencent à sortir sur cette histoire et celle d’Ethereum en général, comme The Infinite Machine de Camila Russo que je vous conseille si le sujet vous intéresse.

The Infinite Machine
Un peu de lecture pour la rentrée

Du coup, question qui fâche : team ETH ou ETC ?

ETH, bien évidemment. Existe-il encore des vrais supporters de l’autre camp ? Pour moi ETC n’a jamais été un projet très sérieux – il n’a pas l’ambition d’ETH ni sa communauté. Ce ne sont d’ailleurs pas les récentes attaques 51% qui me feront changer d’avis. 

L’argument des pro ETC est que celui-ci n’a pas violé le principe d’immuabilité, qu’en pensez-vous ?

C’est à mon sens une vision très simpliste de la chose. Si on y réfléchit, ETC a aussi violé ce principe en faisant plusieurs hardfork pour modifier le protocole. C’est un débat qui est toujours en cours et qui le sera peut être toujours, mais pour moi une blockchain est un protocole qui fait fonctionner des règles décidées par la communauté. Le fameux nombre magique de 21 millions de Bitcoin est décidé par la communauté aussi, si celle-ci change d’avis, ce qui est bien entendu improbable, le nombre changera. Il s’agit d’un consensus social – si tout le monde est d’accord, où est le problème ?

Cet événement m’aura en tout cas permis de m’intéresser encore plus à l’aspect technique des blockchains et à leur communauté. Donc juste pour cette raison, je pense qu’il a été positif rétrospectivement.

À propos de l’association Ethereum France, vous travaillez toujours dessus ?

Non plus vraiment, j’ai transféré le site à l’association, car je manque de temps, l’Adan en nécessitant énormément ! Le site en lui-même fonctionne toujours et je le maintiens, mais il est moins actif. Nous continuons en revanche à organiser chaque année l’ETHCC, une conférence communautaire qui réunit autour de 1000-1500 personnes à Paris. L’association n’est constituée que de bénévoles, il faut donc des gens motivés. 

Vous considérez-vous comme un Ethereum maximaliste ?

Non, même si je viens d’Ethereum et que je suis à titre personnel intéressé, mon travail est quant à lui entièrement transversal. Quand on travaille dans le secteur, on se rend vite compte que peu importe la blockchain qu’on utilise, les problématiques restent les mêmes. On retrouve ainsi fréquemment les difficultés à ouvrir un compte bancaire, les incertitudes sur le produit au niveau comptable, comment faire du marketing sans le consentement des géants que sont Google et Facebook, etc…

Il n’y a pas de guerre idéologique entre les membres de l’Adan ?

C’était la crainte principale de certains lorsque j’ai soumis mon idée. “Simon tu es inconscient, chacun va y aller de son petit discours et de son prosélytisme” m’ont-ils dit. La vérité est que même si sur la scène publique ces discours existent, ils disparaissent lorsque nous passons dans les coulisses. Nous parlons peu de telle ou telle blockchain, mais énormément des blocages qui ralentissent leur adoption.

C’est aussi pour cette raison que je ne suis pas persuadé qu’une seule et unique blockchain dominera le paysage. Il reste tellement de choses à explorer et, pour l’immense majorité de ce qui est à venir, nous n’avons même pas encore les idées préalables à leur conception. Je suis par contre et logiquement un fervent défenseur des réseaux ouverts où chacun peut développer ses projets, tels que Ethereum, Tezos ou Bitcoin.

Beaucoup sont inquiets concernant Ethereum 2.0 au vu du peu d’actions réalisables sur celui-ci au début, quel est votre avis ?

Effectivement, au moment du déploiement de la phase 0 d’ETH 2.0, on ne pourra pas réaliser de transaction. Cette transition est volontaire et ETH 1.0 survivra pendant cette phase et restera utilisable. Nous ne savons pas aujourd’hui combien de temps le déploiement complet d’ETH 2.0 va prendre – il s’agit là d’un véritable saut dans l’inconnu. La communauté y croit et j’y crois aussi, mais je déconseille aux néophytes de s’orienter sur le staking permis par la beacon chain par exemple. La communauté hardcore d’Ethereum qui dispose de beaucoup d’Ether s’en chargera. C’est un projet qui a du sens et qui peut arriver au résultat prévu, il faut donc voir ça comme un pari sur 2 ans. L’avantage de procéder de cette manière est qu’elle réduit la criticité de la mise à jour – en cas de dysfonctionnement dans la phase 0 par exemple, Eth1 fonctionnera toujours le temps de perfectionner Eth2.

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Ethereum 2.0 sera également le premier test grandeur nature du PoS.

Oui en effet dans sa forme la plus pure vu qu’actuellement nous n’avons droit qu’à des dérivés, comme le DPoS avec les problèmes que celui-ci engendre. Tezos a son niveau est déjà plus décentralisé, mais là encore il ne s’agit pas d’un “vrai PoS”.

Un des problèmes du PoS est la génération de l’aléatoire pour désigner le validateur, qui est de manière générale l’un des gros problèmes de l’informatique. C’est aussi cela qui m’a intéressé à la crypto : on y cherche des solutions à des vieux problèmes avec des motivations économiques énormes. Il y a quelques années encore, la cryptographie était un domaine de niche avec de nombreux clichés négatifs. La blockchain a rendu cool celle-ci et je crois qu’elle en fait de même avec la recherche autour de la génération d’aléatoire. De nombreuses recherches sont financées par la fondation Ethereum et d’autres fondations sur les variable delay function notamment, avec l’utilisation d’ASICS dédiés… ils permettront à terme une génération d’aléatoire beaucoup plus efficace que celle de l’informatique d’aujourd’hui, en tout cas je l’espère !

La DeFi est-elle la nouvelle bulle ?

Cela est fort probable : les gens commencent déjà à ignorer les avertissements, il y a une explosion des volumes, des concepts et des recherches et il n’y a pas d’audit de sécurité dans la plupart des cas. Yearn.finance et le token YFI, dont le prix unitaire a récemment dépassé les 30 000 dollars, sont l’oeuvre d’une seule personne avec comme bio twitter “I test in prod”, qui reconnaît lui-même ne pas avoir fait auditer son code…

Nous n’en sommes qu’au début, l’intérêt étant aujourd’hui uniquement ancré dans le monde crypto. À mon avis, la spéculation sur la DeFi fournira l’énergie pour faire monter les prix des tokens et de l’Ether, attirant ainsi de nouveaux investisseurs. Nous assisterons peut-être à une ferveur spéculative similaire à celle de 2017…

Le bon côté est que cela apporte des fonds, mais en contrepartie cela crée des effets négatifs sur le développement des industries. Suite à l’éclatement de la bulle en 2017 nous avons assisté à un endormissement et à un manque de motivation des industriels pendant près de 2 ans. Encore aujourd’hui, il est agaçant de devoir se justifier tous les jours auprès de personnes persuadées que votre secteur est une escroquerie. Certaines entreprises, par facilité ou par peur, sont revenus au modèle de la finance traditionnelle qu’elles voulaient fuir à l’origine. L’éclatement de cette nouvelle bulle risque hélas de produire les mêmes effets. 

Si on compare avec le monde de la finance, nous sommes encore une petite bulle et à travers l’histoire, l’innovation a toujours créé des opportunistes, de la frénésie et des attentes démesurées. Je suis cependant confiant sur le fait que même si la bulle de la DeFi éclate, nous avons là des choses intéressantes avec des vrais produits qui perdureront.

En parlant des DAO, certains considèrent qu’elles ne sont pas mortes, vous êtes de cet avis ?

Les DAO sont omniprésentes dans la DeFi et nous assistons en ce moment à une frénésie autours des tokens de gouvernance. Ces tokens permettent de prendre des décisions sur un protocole avec divers degrés de décentralisation. Compound garde beaucoup de contrôle sur son protocole et délègue une partie aux détenteurs de tokens COMP, Yearn.finance et un protocole qui n’est pas développé par une entreprise, il s’agit donc d’une DAO dans un sens plus strict.

En réalité, la DeFI se sert des DAO pour exister et limiter les risques juridiques. Avec des centaines de pages de lois, la finance est le domaine le plus régulé du monde, ce n’est pas encore le cas de la DeFi. Certains projets ont bien essayé de se rendre à Gibraltar ou dans d’autres pays à la régulation plus souple, mais dans le contexte de la DeFi cela c’est avéré être un échec. Réguler celle-ci impliquerait dans les schémas traditionnels de rendre obligatoire les procédure type KYC et AML, mais nous perdrions alors le principe de réseaux ouverts.

Pour lutter contre ça, certains porteurs de projet ont décidé de dissoudre leur société pour devenir une vrai DAO. Ce sont alors les tokens holders qui prennent des risques juridiques forts… mais les produits existent et sont gouvernés de manière plus ou moins décentralisée, réduisant ceux-ci. Qui peut-on attaquer en justice lorsqu’il n’y a juridiquement aucun représentant ? C’est une manière intéressante d’esquiver le problème, mais elle ne pourra perdurer dans le temps.

En résumé, il s’agit bien d’un bac à sable qui n’est pas encore dans le collimateur des régulateurs – c’est pour cette raison que la DeFi doit être appréhendée avec prudence ! À la manière de la finance, renseignez-vous et formez-vous avant de vous jeter dedans.

Vous parliez des problèmes de smart contract, l’Adan dispose-t-elle d’une liste de bon développeur solidity ?

Non, pas à ce jour car nous ne sommes pas sur de la recherche de talent et de recrutement. C’est une piste que nous explorons car il s’agit d’une grande problématique que la DeFi tend à amplifier – la demande de développeurs Solidity compétents explose, par exemple.

Quels sont, en tant que particulier et professionnel, les avantages à rejoindre l’Adan ?

Pour les particuliers, aucun, car ce n’est tout simplement pas possible – nous avons vocation à porter la voix des entreprises. J’invite plutôt ceux-ci à rejoindre des associations comme AssoCryptoFR, Ethereum France, le Cercle du Coin ou des associations régionales.

Pour les entreprises, contribuer au développement de l’industrie et aider à une meilleure représentation des actifs numériques en France et en Europe. Elles peuvent participer à nos événements, nos rencontres et utiliser notre réseau. Nous avons un annuaire interne de professionnels basés sur les expériences passées des membres. Rejoindre l’Adan est également le meilleur moyen d’être tenu au courant des dernières réformes législatives et de contribuer à celles-ci par l’intermédiaire de nos groupes de travail. Plus nous aurons de membres et plus nous aurons une force de frappe élevée pour développer et démocratiser notre secteur.

Je me souviens de votre intervention au Sénat en janvier 2018 et de vos oppositions avec Emmanuelle Assouan qui était farouchement opposée aux cryptomonnaies. La situation a évolué depuis ?

Si vous vous souvenez de mon intervention, vous vous rappelez également du Bitcoin présenté comme localisé à Chypre par un des Sénateurs. Il y avait à l’époque une réelle incompréhension du Bitcoin et de la blockchain, mais nous avions quand même réussi, je crois, à faire passer quelque message avec Sandrine Lebeau (la directrice de la conformité de Coinhouse). Aujourd’hui, je suis persuadé que cette table ronde ne se passerait plus comme ça.

Simon Polrot et Sandrine Lebeau au Sénat
Une journée difficile au Sénat

La Banque de France était à l’époque très fermée sur ces sujets, pour eux le Bitcoin était quelque chose de purement négatif, en tout cas dans leurs messages publics. Suite aux annonces de Libra, les institutions se sont rendues compte de l’importance des cryptomonnaies et ont fait monter ses équipes en compétences. Les choses ont beaucoup changé : la Banque de France a récemment lancé un appel d’offres et parmi les 8 projets sélectionnés, se trouve un projet auquel nous avons participé et qui utilisera des blockchains publiques. Ce choix montre qu’ils ont conscience que les blockchains publiques n’offrent pas les mêmes avantages qu’une privée et inversement.

Bien que l’Adan soit récente, nous sommes en contact avec de nombreuses institutions : la Banque de France, le Ministère de l’Economie, le Secrétaire d’État au Numérique, l’AMF et l’ACPR, les associations de la place financière… Notre mission est de les tenir au courant et de leur faire comprendre le potentiel de ce secteur qui n’en est qu’à ses débuts et dont à terme ils se serviront tous.

Quand je songe qu’il y a encore 2 ans, l’ACPR ne voulait pas regarder les actifs numériques, par méfiance et absence de compréhension des origines du bitcoin… Il n’y avait aucun interlocuteur possible, et ce n’était clairement pas un sujet prioritaire. La mise en place du PSAN a obligé l’ACPR à se pencher sur les actifs numériques, car bien que l’AMF soit en charge du dossier, la validation d’une partie du dispositif reste du ressort de l’ACPR. Moins d’un an plus tard, nous pouvons discuter de sujets très précis avec les représentants de l’ACPR. Les progrès sont fulgurants et le mouvement mondial de progression des autorités sur le sujet est très prometteur pour l’avenir.

Je suis également confiant sur la révision prochaine du régime PSAN, qui résulte du bilan obligatoire à la suite des 18 mois d’expérimentation. Nous allons mettre en avant le régime français d’encadrement des crypto au niveau européen.

Comment se situe la France au niveau européen et mondial ?

Sans être la Silicon Valley, nous nous en sortons plutôt pas trop mal. Nous avons la chance d’avoir un gouvernement intéressé par le secteur, mais nous souffrons d’un manque de financement qui concerne toute l’Europe. Nous avons également toujours un problème avec les organismes bancaires et d’assurances, qui refusent de travailler avec nos membres et freinent leur développement.

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Pour finir, pour vous que faut-il absolument suivre ?

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À court terme, la DeFi sans aucun doute, il s’agit DU secteur à suivre. À moyen terme je suis intéressé par les “objets blockchain” ou NFT qui auront un énorme impact dans le secteur du jeu vidéo et de l’art. Enfin sur le long terme à mon sens nous allons assister à une démocratisation des security tokens (titres financiers représentés sur blockchain). Une fois la législation clarifiée, nous allons assister à une représentation de titres de diverses natures sur des blockchains publiques. Qui sait, il s’agira peut-être de la prochaine étape de démocratisation des cryptomonnaies et de la blockchain.

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