Le”CBDC”, le cheval de Troie des Banques Centrales qui échouera face à Bitcoin

« D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez ». Cet Apocryphe de Mahatma Gandhi résume bien l’attitude hypocrite des banques centrales vis-a-vis du Bitcoin. Après l’avoir traité de « mort au rat », de « Ponzi » ou encore « d’escroquerie », toutes les banques centrales travaillent désormais sur des “shitcoins”. Et encore, cette appellation leur fait déjà trop d’honneur.


« CBDC » (Central Bank Digital Currency)

La dernière lubie monétaire possède un nom composé de quatre mots. Ça commence mal…

En même temps, les banquiers ne pouvaient pas se ridiculiser complètement en utilisant le terme « cryptomonnaie » puisque le CBDC n’est PAS une monnaie basée sur une blockchain (fonction de hachage cryptographique). Fin du suspense… Les banques centrales entretiennent ce grossier amalgame entre CBDC et Bitcoin pour réaliser un sombre dessein

TheCointribune l’a découvert en passant au crible un papier de recherche de la Banque Centrale Européenne (BCE) sur le CBDC publié en début d’année, le …..03 janvier…. Un clin d’œil évident au Bitcoin puisque certains ont coutume de célébrer son anniversaire ce jour-là. La raison étant que Satoshi Nakamoto a inclus dans le block genesis du Bitcoin un titre d’article datant du 03 Janvier 2009. Jetez un œil à mon avatar en fin d’article si vous ne l’avez jamais vu.

C’est aussi une œillade à la fameuse loi du 03 janvier 1973 qui interdit à l’État d’emprunter directement auprès de la banque de France. Une loi par la suite transposée dans les Traités Européens afin de régir le fonctionnement de la BCE.

Cette loi scélérate a privé les États de leur droit régalien d’emprunter de la monnaie à taux 0 %. Le faux prétexte avancé par les ultralibéraux étant qu’un État sera toujours tenté d’emprunter encore et encore. Comme si l’indépendance des Banques Centrales décrétée partout dans le monde à partir des années 1970 avait empêché les pays de s’endetter… Non, il s’agissait de transformer les États en vache à lait et tendre ses mamelles (nos impôts) aux banquiers privés.

A ce titre, réjouissons-nous que le premier ministre britannique, aussitôt sorti de l’UE, ait fait la nique aux banquiers en allant se financer directement auprès de sa Vieille Dame (Bank of England) au taux de 0 %. Il y a de l’espoir…

21 millions

Avant de mettre à nu le CBDC, rappelons pourquoi le Bitcoin est devenu le cauchemar des banquiers…

Il n’y a pas de secret. Son succès tient à quelques caractéristiques qui le différencient fondamentalement de l’euro, du dollar, ou tout autre monnaie dite moderne.

La principale est qu’il n’y aura jamais plus de 21 millions de Bitcoins. Un nombre largement suffisant pour huiler les échanges commerciaux de plusieurs planètes. Cela peut paraître contre-intuitif mais le Bitcoin a ça de révolutionnaire qu’il possède 8 décimales. Il est possible d’afficher un prix aussi bas que 0.00000001 Bitcoin (1 Satoshi dans le jargon). Pour le dire autrement, le Bitcoin se divise en 2,1 million de milliards de Satoshis. C’est un peu plus de 10 à la puissance 16. Autant dire qu’il y a de la place.

Le Bitcoin, à l’instar de l’or, est donc ce que l’on appelle une réserve de valeur de par sa masse monétaire à jamais fixe. Il est une protection contre l’inflation orchestrée par l’augmentation de la quantité de monnaie en circulation de 5 % par an. Ce qui suggère, au passage, que la véritable inflation est plus proche de 5 % que des 1 ou 2 % avancés par l’INSEE.

Evolution de la masse monetaire M3 dans la Zone euro
Source : BCE
Variations annuelles de la masse monetaire dite “M3” dans la Zone Euro

La quantité de monnaie en circulation n’augmente pas par l’opération du saint esprit. Elle augmente autant que la dette. Oui, toute la monnaie est créée à partir de dette. La monnaie est l’ombre de la dette…

Et comme cette dette est assortie d’intérêts, il en découle que le système a inéluctablement, mathématiquement, besoin d’une dette en constante augmentation.

Dit autrement, nous utilisons une monnaie portant en elle les germes d’un endettement et d’une inflation exponentielle. Les deux ne s’apaisant qu’en ramenant les taux à 0 % (là où ils auraient toujours dû rester).

[Et l’Allemagne n’est absolument pas un contre-exemple. Les teutons parviennent à réduire leur endettement uniquement parce qu’ils partagent la même monnaie que 18 autres pays qui s’endettent à leur place… Oui, les politiciens qui ont pour projet de rembourser la dette sont des charlatans complices des banquiers.]

Il suffit de regarder les prix immobiliers en France depuis 1900 pour réaliser l’ampleur de l’inflation ambiante :

Evolution immobilier en France depuis 1900
Source : CGEED et France-inflation.com
Pour indication, la droite en pointillés représente une évolution de 8.75% par an.
C’est à peu près l’évolution suivie par l’indice des logements Parisiens entre 1900 et 2011.
(Échelle logarithmique)

Peer-to-Peer

Le Bitcoin a donc la particularité de ne pas reposer sur la fuite en avant de la dette. Sa seconde grande caractéristique est de ne pas avoir besoin de banque… C’est d’ailleurs cet attribut que Satoshi Nakamoto a préféré mettre en avant dans la première ligne de son White paper.

« Bitcoin est une monnaie peer-to-peer permettant des paiements sans passer par une banque. »

Satoshi Nakamoto

Le Bitcoin est une monnaie n’ayant pas besoin qu’une banque centralise les comptes de chacun. Les Bitcoins/transactions de Bitcoin sont gravés (hachés) dans une blockchain dont le système de preuve-de-travail (PoW, Proof of Work) garantit que personne ne pourra jamais les dupliquer/modifier. En d’autres termes, détenir un wallet de Bitcoin revient à être son propre banquier.

Contrairement à n’importe quel fichier digital (mp3, gif, euro, dollar), il est impossible de dupliquer un Bitcoin. Aucune banque n’est nécessaire pour s’assurer que chacun dépense ce qu’il possède et pas un sou de plus. #doubledépense.

Ainsi, alors que le Ponzi du système de création monétaire par la dette promet l’inflation perpétuelle, la blockchain, elle, interdit la dévaluation du Bitcoin.

Je vous vois venir : « Oui mais dans un système où seul le Bitcoin existe, comment emprunter pour acheter sa maison ? »

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Excellente question. Il faut y répondre en révélant que la hausse délirante des prix immobiliers (de loin le plus grand achat d’une vie) est directement liée au fait que la création monétaire à partir de dette est intrinsèquement inflationniste. Chaque nouvelle génération doit travailler de plus en plus longtemps pour s’acheter quatre murs et un toit car l’inflation est au cœur de notre système d’asservissement monétaire.

CBDC – Appât et Sombre dessein

Avant de dévoiler le sombre dessein qui se dessine derrière la farce du CBDC, mettons en lumière deux grossiers appâts se trouvant dans le papier de la BCE. Ce dernier avance qu’un CBDC créé exclusivement par la banque centrale pourrait faciliter l’émergence de ce que l’on appelle le « 100 % monnaie » (ce qui, à mon sens, devrait effectivement être le futur monétaire).

Ce système consiste en un transfert de la création monétaire depuis les banques commerciales vers la banque centrale. Les banques commerciales n’auraient alors plus le droit de créer l’argent ex nihilo et seraient obligées de l’emprunter en totalité auprès de la banque centrale.

Le 100 % monnaie est donc le contraire du système de réserves fractionnaires actuel. Système de reservaquoi ? Ce système monétaire au nom barbare signifie quelque chose de très simple : les banques n’ont besoin d’emprunter qu‘un seul euro à la banque centrale pour pouvoir en re-prêter jusqu’à 33 (c’est le vrai ratio) aux ménages, à l’État ou aux entreprises, ET collecter des intérêts sur ces 33 euros…

Juteux non ? Les banques françaises encaissent 160 milliards d’euros par an en intérêts bancaires. C’est l’équivalent des budgets combinés de l’Hôpital Public, de l’Éducation Nationale et de la Défense.

Je m’excuse vraiment d’insister, mais dans le système actuel, les banques créent la monnaie à chaque fois qu’elles accordent un prêt. Cet argent est créé ex nihilo car les banques n’en possèdent réellement qu’une toute petite fraction (celle qu’elles empruntent auprès de la banque centrale). D’où le nom : système de réserves fractionnaires.

Donc, si vous obligez les banques à emprunter auprès de la banque centrale 100 % de l’argent qu’elles reprêtent ensuite à l’économie, la banque centrale engrange une plus grande partie des intérêts. Des intérêts qui finissent dans les caisses publiques puisque la BCE doit reverser tous ses profits aux États…

Vous pouvez toujours rêver…

Les banquiers feront tout pour que ne mettions jamais en place le 100 % monnaie. Soyez également certain qu’en ajoutant dans le papier que le CBDC faciliterait l’hélicoptère monnaie, la BCE essaie encore de nous amadouer. Nous en avons eu l’exemple aux États-Unis où les sénateurs ont essayé de distribuer le cadeau de 1200$ sous forme d’un nouveau Dollar digital (un CBDC). Le Sénat ne s’est finalement pas jeté à l’eau et, pour information, ces 1200$ seront financés par de la bonne vieille dette publique.

100 % monnaie – Hélicoptère monnaie ? Les intentions de la BCE sont en réalité beaucoup moins réjouissantes… Nous pouvons ainsi lire que le CBDC permettrait de taxer les comptes des épargnants via des taux négatifs une fois l’argent papier éradiqué…

Difficile d’être plus clair : les banquiers centraux se servent de l’amalgame entre Bitcoin et CBDC pour faire disparaître le cash. Ils nous appâtent avec un hélicoptère monnaie pour in fine pomper notre épargne sans que nous ne puissions rien faire (à moins de terrasser des armées de CRS). Et je passe sur l’impossibilité de payer de manière anonyme…

L’autre option effleurée par la BCE serait d’introduire le CBDC en tant que nouvelle monnaie. Une monnaie différente des euros créés par les banques commerciales. Une monnaie parallèle. Mais là encore, un problème de taille se présente. Qui préférera garder son argent dans une banque commerciale pouvant faire faillite alors qu’il peut le placer sous forme de CBDC auprès de la banque centrale qui elle ne fera jamais faillite ?

La BCE affirme d’ailleurs dans son torchon que le CBDC facilitera grandement les bank run ! Ironie, quand tu nous tiens…

Cul de sac

Nous l’avons dit, le CDBC n’a rien d’une cryptomonnaie disponible en quantité limitée comme le Bitcoin. Créer une telle monnaie reviendrait à détruire le système d’esclavage par la dette et l’inflation. Aucun intérêt pour les banquiers…

Donc si l’on résume :

  • Ou bien tous les euros sont transformés en CDBC et cela revient tout simplement à faire disparaître le cash. Prendre les gens à ce point pour des c… fera descendre des millions de personnes dans la rue.
  • Ou bien le CDBC se présente comme une nouvelle monnaie créée par la banque centrale. Dans ce cas, les bank run et les faillites bancaires seront grandement exacerbées lors des crises économiques.

Alors pour éviter ce bankrun, tenez-vous bien, la BCE envisage d’instaurer un taux négatif très douloureux sur le CBDC pour nous décourager d’échanger nos euros BNP Paribas ou Société Générale contre du CBDC…

Faut-il en dire plus pour comprendre que derrière toutes ces contorsions financières farfelues se cache une seule et unique motivation : faire disparaître le cash.

Pour achever de vous en convaincre, voyez comment Ulrich Bindseil, ponte de la BCE et auteur du papier, fait l’apologie de la Suède – qui n’utilise presque plus le cash – dans cette vidéo de présentation du CBDC :

Les Suédois sont aussi les premiers à s’être fait volontairement implanter des puces électroniques sous la peau pour réaliser leurs paiements. Le « modèle scandinave ». Des génies…

En conclusion, disons que le CDBC reste une monnaie basée sur un système d’endettement inflationniste. Il n’a absolument rien à voir avec le Bitcoin et ses nombreux avantages : Impossibilité structurelle de le dupliquer, anonymat, « permissionless », rapidité des transferts, frais de transfert dérisoires.

La cryptomonnaie a de beaux jours devant elle si en plus les banquiers s’amusent à faire disparaître le cash…

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Retrouvez ICI notre article sur le CBDC shitcoin de la banque centrale de Chine.

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