Les milles et un obstacles sur la route d’Ethereum 2.0

Buzz sur les réseaux sociaux, feux d’artifice, applause please, promesses en tout genre et puis RIEN : certains reconnaîtront le déroulement d’une campagne électorale et le scénario d’une période post campagne, une fois Napoléon – homme providentiel – installé confortablement dans son fauteuil d’élu. L’Ethereum (ETH) 2.0 semble malheureusement avoir suivi ce modèle, avec un lancement maintes fois annoncé, jouant ensuite peut-être de son charme pour faire languir les plus engagés de sa communauté. On salive, la dégustation en mode 2.0, c’est pour demain ! Mais demain, ne meurt jamais – je m’appelle Roche, Zoe de la Roche.


Enfin rentier avec ETH 2.0 ?

Le Proof of Work (PoW) utilisé par la version actuelle d’Ethereum, a fait ses preuves en matière de sécurité d’un réseau blockchain ; alors, pourquoi l’envoyer à la retraite malgré ses bons états de service ?

Ce mécanisme de consensus qui s’appuie sur l’utilisation de la puissance de calcul des mineurs, présente des problèmes de scalabilité et s’avère donc dans le temps inadapté pour un réseau aussi dynamique qu’Ethereum, avec notamment le développement actuel et attendu des Dapp et, en particulier de la DeFi (Finance Décentralisée) peu importe l’avis de Joe la Baleine sur le sujet.

L’ETH 2.0 reposera sur du Proof of Stake (PoS) plus efficient en termes de ressources mobilisées, un staking d’au moins 32 ETH sur le long terme destiné à inciter ses détenteurs à participer à la validation des blocs.

Les chiffres prévisionnels indiquent que le staking sur ETH 2.0 pourrait rapporter des intérêts rémunérateurs annuels situés dans une fourchette – pour mieux manger le steak – de 4% à 10%. Le calculateur ETH 2.0 indique un possible ROI pouvant atteindre les 279% sur 10 ans.

A défaut de 32 ETH dans vos wallets ou si vous souhaitez diversifiez vos sources de revenus passifs, vous pourrez toujours vous rabattre sur la mise en place d’un masternode proposant des dividendes convertibles en ETH ; vous aurez le choix entre un masternode en mode intégral, partagé ou expert, en fonction du collatéral dont vous pourrez disposer, ainsi que de votre niveau d’expertise sur le sujet.

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ETH 2.0 : sauce technique et difficultés indigestes

Prévue initialement pour janvier 2020 et après un quiproquo ayant conduit un Vitalik Buterin à confirmer accidentellement la sortie de l’ETH 2.0 pour le mois de juillet 2020, le lancement de la nouvelle version d’Ethereum est désormais ajourné à une date indéterminée – début 2021 pour les plus optimistes.

Les développeurs d’ETH 2.0 doivent relever des challenges relatifs à de nombreuses difficultés techniques.  Ces dernières sont liées à la nouvelle structure de la blockchain ETH qui reposera donc sur la participation de plusieurs acteurs pour la validation des transactions.

Certains néophytes considèrent Ethereum comme une entité unique mais en réalité, le développement d’ETH 2.0 est le fruit de la collaboration entre plusieurs entités : Trinity, Prysm, Sigma Prime Lighthouse, Status Nimbus, Lodestar ChainSafe, Teku PegaSys, Cortex Nethermind. Chacun travaille plus ou moins de manière indépendante, sur des domaines variés.

Le testnet Schlesi, qui permet de tester l’aspect multiclients du réseau, ne comporte que 2 clients compatibles pour le moment : Lighthouse et Prysm.

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Un des responsables de la Fondation Ethereum, Jameson Hudson, avait évoqué la question du manque de personnel qualifié qui freinait considérablement le projet, lors de la conférence Devcon4.

Les responsables d’Ethereum avaient prévu une mise en œuvre de l’ETH 2.0 en plusieurs phases :

  • La phase 0 du projet ou la beacon chain : elle débutera avec 3 clients fonctionnels sur ETH 2.0.
  • La phase 1 du projet qui suivra, verra l’implémentation des shard chain : ces shard chain opéreront parallèlement les uns aux autres, permettant ainsi de résoudre le problème de scalabilité. Durant cette période, la blockchain Ethereum originelle continuera de fonctionner et de recevoir des mises à jour.
  • La phase 1.5 permettra la fusion de la blockchain d’origine d’Ethereum avec l’ETH 2.0 bref un mélange du PoW et du PoS, le second prenant l’ascendant sur le premier.
  • La phase 2 débutera avec un PoS et un sharding opérationnels : cette phase permettra l’exécution de toutes les transactions ETH.

Actuellement, le projet est en phase « -1 ». Il n’a pas encore atteint la phase 0 en dépit du succès du testnet Topaz : l’objectif de Topaz était de vérifier le bon fonctionnement du PoS. Un des développeurs d’Ethereum, Afri Schoeden, expliquait que plusieurs autres testnets seraient nécessaires avant d’atteindre (enfin) la phase 0.

Cette lenteur dans la progression du projet inquiète les observateurs, avec des concurrents qui continuent d’avancer relativement vite : Harmony, Algorand, EOS ou Tezos (XTZ) possèdent déjà des produits opérationnels et compatibles au PoS classique ou délégué.

Harmony révélait dernièrement un PoS et un sharding, tous 2 intégrés avec succès sur sa blockchain.

Que serait aujourd’hui une cryptosphère sans Ethereum ? Ce dernier bénéficie de la confiance de la part des investisseurs, malgré le caractère « sanguin » de son co-fondateur.

De nombreux cryptophyles sont persuadés qu’ETH 2.0 sera à l’origine d’un bouleversement sans précédent, dans la cryptosphère et au-delà – Bitcoin (BTC) n’est donc pas le seul prétendant à ce titre avec un roadmap ambitieux.

L’enthousiasme des uns contraste cependant avec la prudence des autres, notamment face à l’incertitude et à l’ambiguïté – amplifiée par ces énièmes reports de sortie – qui entourent cette nouvelle mise à jour.

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Les investisseurs les plus prudents préfèrent tout simplement attendre les résultats concrets d’Ethereum 2.0, avant de décider de s’y engager ou de passer leur chemin.

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