L’Hyperinflation, la Maladie dont Bitcoin (BTC) est le remède

Des milliers de milliards… Les banques centrales “impriment” des sommes si vertigineuses que le spectre de l’hyperinflation redevient un sujet de discussion. Est-ce le moment de s’emparer des Bitcoins quand on voit des pays comme le Venezuela ou le Liban sombrer les uns après les autres dans les abysses inflationnistes ?


Hyperinflation

La première étude sérieuse sur l’hyperinflation fut menée par Phillip Cagan en 1956 : « The Monetary Dynamics of Hyperinflation ». Pour lui, un épisode d’hyperinflation débute lorsque l’inflation atteint 50 % par mois et se termine une fois qu’elle revient sous 50 %. En sachant que 50 % d’inflation par mois signifie 12 874 % d’inflation cumulée au bout de 12 mois… Il est de nos jours largement accepté qu’une inflation supérieure à 100 % sur 3 ans est déjà suffisant pour parler d’hyperinflation.

L’Hyperinflation se déclenche au cours d’une récession/dépression dans des économies qui utilisent de l’argent papier (ou des cartes de crédit…) au lieu de pièces d’or et d’argent. Elle peut être causée par un déficit budgétaire hors de contrôle, une chute de la production ou encore une chute des importations (embargo).

Le déficit budgétaire se traduit par une augmentation de la quantité de monnaie en circulation dans la mesure où les États ne remboursent jamais leur dette. Ils se contentent de la faire « rouler ». Dit autrement, ils remboursent leurs dettes en contractant de nouvelles dettes un peu plus importantes. Injecter trop d’argent dans l’économie a toujours pour conséquence de diluer sa valeur si la production et la consommation ne progressent pas en tandem.

En ce qui concerne la chute de la production, cette dernière peut être liée à une guerre, à la raréfaction d’une matière première ou de l’énergie nécessaire à sa transformation. L’inflation peut aussi être la conséquence d’un embargo créant la pénurie. Le Venezuela a par exemple récemment subi les affres de l’hyperinflation à cause de l’embargo des États-Unis (et non pas parce qu’il s’agit d’un pays socialiste, n’en déplaise aux fanatiques de mauvaise foi).

On peut comparer l’inflation à une marée qui soulève tous les prix et certains plus rapidement que d’autres. L’inflation immobilière est par exemple très importante car 60 % de l’argent en circulation dans l’économie provient des prêts immobiliers.

Oui, les banquiers génèrent sciemment de l’inflation en “offrant” des prêts immobiliers de plus en plus grands malgré des salaires qui stagnent. Ce faisant, ils orchestrent aussi de l’inflation qui est loin d’être l’apanage de l’État…

L’hyperinflation dans l’Histoire

La plus connue de toutes est certainement l’hyperinflation de la république de Weimar. Les économistes neolibéraux aiment mettre en avant ces brouettes de marks pour façonner l’imaginaire collectif en laissant croire que l’hyperinflation serait toujours le résultat de la planche à billets. Un beau mythe idéologique visant à coloniser l’inconscient des politiques pour les empêcher de redistribuer les richesses.

La réalité est différente. L’Allemagne, après avoir perdu la première guerre mondiale, fut obligée par le Traité de Versailles de payer des sommes gigantesques en « réparations ». Des paiements qui devaient se faire en or ou bien en devises étrangères.

Le sombre Rudolph Von Havenstein, alors gouverneur de la Banque Centrale, décida de manière délibérée de faire marcher la planche à billets pour acheter massivement des devises. S’ensuivit un écroulement du taux de change du mark et donc des importations. La confiance se brisa rapidement si bien qu’il fallait 320 marks pour obtenir un seul dollar en milieu d’année 1922. 6 mois plus tard, un dollar vaut 7400 marks avant d’atteindre 4 210 500 000 000 marks en 1923…

On pouvait alors acheter des immeubles de plusieurs étages pour 100 dollars américains. Ce qui attira des charognards étrangers de tous bords qui s’emparèrent d’une bonne partie du pays pour une bouchée de pain. Ajoutez à cette hyperinflation la frauduleuse crise de 1929, par laquelle les banquiers américains retirèrent massivement et soudainement leurs capitaux d’Allemagne, et vous obtenez l’arrivée au pouvoir d’Hitler.

Ce dernier introduira une monnaie parallèle (les bons MEFO, pour Metallurgische Forschungsgesellschaft), qui permit à l’Allemagne de mettre en place une économie parallèle dissimulée aux yeux de ceux qui veillaient au respect des clauses relatives au Traité de Versailles. Il s’agissait finalement de faire du troc avec des pays d’Europe de l’Est pour court-circuiter les opérations de change et ne pas faire apparaître de transactions dans les comptes de la Banque Centrale. Rendez-vous sur cet article de l’économiste Paul Jorion pour plus d’informations sur le MEFO et le redressement économique fulgurant de l’Allemagne dans les années 30.

Nous aurions aussi pu parler de la chute de l’empire romain ou encore de la crise financière française de 1789-1799 avec le fiasco des assignats qui vit les boutons de vareuse devenir la nouvelle monnaie. L’Histoire regorge d’hyperinflations : USA (1779), Hongrie (1946), Yougoslavie (1994), Zimbabwe (2007) et tant d’autres.

Tout cela pour dire que l’écroulement de la monnaie est très souvent la conséquence de guerres ou d’embargos. La planche à billets est rarement l’étincelle mais plutôt la suite logique d’un choc “physique”. Les réparations de guerre insoutenables dans le cas de l’Allemagne.

L’inflation au vingt et unième siècle

Nous avons tendance à croire que l’hyperinflation est une chose du passé et nous ignorons même bien souvent l’inflation en apparence indolore que nous subissons en permanence. Rares sont ceux qui en ont conscience mais l’UNIQUE mandat de la BCE est de créer 2 % d’inflation chaque année… L’inflation est partie intégrante de notre système monétaire esclavagiste. Tout est légal…

2 % par an ne semble pas si terrible mais une telle inflation signifie en réalité que la monnaie perd 50 % de sa valeur en seulement 35 ans… Certains diront que ce n’est pas un problème si les salaires augmentent aussi de 2 % par an et ils auront en partie raison.

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Mais n’écoutez pas tous ces pseudo-économistes qui osent affirmer sans broncher que notre pouvoir d’achat ne cesse d’augmenter… Ces charlatans ne comptabilisent pas les personnes au chômage (hallucinant..) et utilisent dans leurs calculs un taux d’inflation totalement faux.

L’INSEE, qui vérifie chaque mois 180 000 prix dans 27 000 points de vente au sein de 96 agglomérations de plus de 2 000 habitants, a mis en place une myriade d’artifices comptables visant à camoufler la véritable hausse des prix.

La principale arnaque est liée à la pondération du panier de la ménagère. En effet, comment est-il possible que l’INSEE ne prenne pas en compte les achats immobiliers dans l’indice des prix ?… Ce n’est jamais que l’achat le plus important dans une vie…

« Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées. »

Winston Churchill

Seuls les loyers des locataires sont intégrés dans le calcul, ce qui réduit artificiellement le poids de la dépense pour se loger à 6 % dans le panier de l’INSEE… Mais comment peut-on calculer un taux d’inflation global en partant du principe que le budget moyen des Français pour le logement représente seulement 6 % de leurs dépenses ? Qui dépense seulement 6 % de son salaire pour se loger ?

Et que dire des fameux effets « innovation » et « qualité ». Ainsi, sous prétexte que la puissance des ordinateurs augmente, un PC ne coûte plus qu’une cinquantaine d’euros dans l’univers parallèle de l’INSEE…

Pour le dire autrement, même si les retraites ou le salaire minimum sont indexés sur l’inflation, ceux qui les touchent s’appauvrissent tout de même en raison de ce taux d’inflation officiel sous-estimant largement la réalité.

La véritable inflation annuelle est probablement plus proche de 5 % et non pas de 1 % ou 2 % comme on voudrait nous le faire croire…

Voyez maintenant ce graphique très intéressant qui montre le résultat lorsque les banques orchestrent une inflation relativement bénigne mais constante :

– En rouge la variation de l’inflation d’une année sur l’autre (échelle de droite)
– En bleu l’inflation moyenne qui est une manière de représenter l’inflation cumulée (échelle de gauche)

Les milliers de milliards des banques centrales vont-ils provoquer une hyperinflation ?

Non. Lorsque la BCE achète chaque mois pour plusieurs dizaines de milliards de dette d’État, cet argent n’a aucun impact sur l’économie réelle. C’est un simple jeu d’écritures comptables. L’inflation provient de l’augmentation de la quantité de monnaie en circulation et donc de l’augmentation de l’endettement global, toutes choses égales par ailleurs.

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’inflation. Simplement, elle est diffuse, presque insensible, voire cachée… Elle s’épanche lentement, telle la dose infime de cyanure que l’empoisonneur distille quotidiennement à sa victime pour ne pas éveiller les soupçons.

Cela étant dit, nous ne sommes pas à l’abri de l’hyperinflation. Il suffirait d’un choc économique. Une pénurie prolongée de pétrole ou de pièces détachées provenant du moyen-orient et d’Asie, pour x raison, aurait tôt fait de détruire la valeur de la monnaie papier.

Ce qui est de mauvais augure pour la France quand on sait l’ampleur de sa désindustrialisation. Heureusement que nous sommes encore auto-suffisants au niveau de l’industrie agroalimentaire. Quoi que sans pétrole…..

Aucun pays ne possède toutes les technologies, tout le spectre industriel, tous les types de matières premières et d’énergies fossiles. Même la Chine dépend du Moyen-Orient pour ses importations de pétrole et de la Russie pour son gaz.

Bref, l’hyperinflation est avant tout le symptôme d’une pénurie alors que l’inflation “indolore” est surtout une magnigance de banquiers.

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