Oubliez Libra ! 5 raisons pour lesquelles le TON de Telegram sera la seule crypto “sociale” digne de mériter votre attention

Titre volontiers un brin provocateur, dont je me fait fort de vous expliquer les tenants et aboutissants dans quelques lignes !

Depuis son annonce officielle, pas un jour ne se passe sans que Libra ne s’impose dans nos fils d’actualités. Pas un média crypto qui ne réfléchisse à l’intérêt de créer une rubrique dédiée au sujet, tant celui-ci sature l’espace médiatique, y compris plus traditionnel.

La Libra de Facebook résonne tellement dans toutes les discussions qu’alors même que sa simple apparition est encore loin d’être garantie, on la soupçonne déjà d’effrayer jusqu’au plus grandes puissance économiques centralisées.  De la toute puissante Amérique dont le dollar pourrait se retrouver ringardisé, jusqu’à la Chine qui reconnait que ses propres ambitions en matière de cryptomonnaies sont bousculées par l’émergence de la monnaie privée du réseau social géant.

Dans le même temps, un futur géant de l’industrie crypto se déploie en silence, dans la plus grande discrétion. Le projet TON de Telegram – puisque c’est de lui dont il s’agit – demeure autant dans l’ombre que sa cousine américaine, incarnation parfaite de star hollywoodienne, prend la lumière des projecteurs de Broadway.

Et pourtant, il existe de multiples raisons de légitimement considérer la future monnaie GRAM de Telegram comme la seule à même d’incarner la prochaine véritable génération de cryptomonnaie. Celle qui sera capable d’opérer la synthèse entre le respect de certains standards du secteur et une véritable démocratisation à l’échelle mondiale.

La Libra c’est (peut-être) bien, mais le GRAM, c’est nettement mieux ! On explique pourquoi.

Parce que TON va vraiment sortir (alors que Libra…)

Oh, qu’il était beau ce mois de juin 2019 pour Facebook ! Après 1 an de rumeurs, de leaks ingénieusement orchestrés, la date du 18 juin était enfin retenue pour la révélation au monde du Livre Blanc de la Libra. Présentation de la Fondation devant gouverner le navire, explication du système de nœuds, du wallet Calibra, partenaires prestigieux… Tout semblait parfaitement marketé pour finir par en être presque convaincu : Facebook n’avait pour seule ambition que de garantir une meilleure inclusion financière, au bénéfice de la moitié de l’Humanité pas ou mal bancarisée.

Malheureusement, c’est par poignées que les énormes grains de sable de la régulation vont rapidement être jetés dans les délicats rouages d’horlogerie Suisse de la fondation Libra, par tout ce que le monde compte de Banques Centrales et d’autorités de régulation. Jusqu’au monde de la politique Internationale qui, 4 mois après l’annonce du calendrier de Libra, prend faits et cause très majoritairement contre Facebook. Le géant californien rencontre d’ailleurs toutes les difficultés possibles à parvenir de feindre que la Fondation Libra sera une entité réellement indépendante du géant au pouce bleu…

Et même si, en visite en France il y quelques jours, le CEO français de Libra Bertrand Perez annonçait une date de sortie “au second semestre 2020” (versus le 1er semestre 2020 lors de l’annonce du projet), nombreux sont ceux qui considèrent aujourd’hui que le projet pourrait ne jamais voir le jour (et ce, même si l’ami Zuck a affirmé qu’il coopérerait avec les régulateurs, “aussi longtemps qu’il le faudra”).

Le projet TON de Telegram a pour sa part, toutes les chances d’aboutir, et même carrément dans les toutes prochaines semaines ! Et ce pour une raison très simple : Les conditions contractuelles signées par les plus gros investisseurs début 2018, prévoient qu’à défaut de lancement avant le 31 octobre 2019, les fonds seront remboursés ! Il est probable que Telegram ne soit pas contraint d’en arriver à ces extrémités. En effet, des dernières infos avant malgré tout filtré s’agissant des développements du Mainet de TON, les nouvelles semblent excellentes.

Financièrement, avantage à GRAM

Même si cela avait étonné les observateurs, Facebook avait rapidement annoncé que le financement de la Libra serait assuré par un appel de fonds auprès d’investisseurs traditionnels, ces derniers se voyant accorder la gestion d’un des 100 nœuds du réseau, au prix d’ami de 10 millions l’unité, pour une capitalisation totale d’1 milliard de dollars. Ce montant était présenté comme ayant vocation à soutenir le taux stable de la future Libra, indexé sur un panier de plusieurs devises fiat. 

Bien évidemment, Facebook aurait été amplement  en mesure de financer l’intégralité de l’opération, sans même avoir à piocher dans ses reserves. Cependant, cette stratégie de déport a surement été considérée comme de nature à rassurer les autorités sur l’absence de contrôle par Facebook de sa créature. Outre le fait que tout indique que c’est donc parfaitement raté, difficile de savoir où en est la levée de fonds initiale et si de nouveaux partenaires ont rejoint la fondation, alors même que certains de ces premiers investisseurs commencent à se demander ce qu’ils font là…

Parallèlement, fort d’une ICO triomphale, uniquement menée auprès d’investisseurs professionnels, Telegram dispose depuis début 2018 d’un trésor de guerre…..de 1.4 milliard de dollar ! De quoi largement déployer un écosystème intégral dont le token Gram constituera le cœur et la valeur. On ajoutera que 80% de cet énorme capital est disponible pour de l’investissement, des salaires, de la R&D cependant que celui de Facebook est virtuellement bloqué, ayant pour fonction principale de soutenir la valeur et surtout la stabilité de la Libra. 

La communauté Crypto est in love de Telegram

Bien sûr, on l’a dit 100 fois, la colossale base de clients de la galaxie Facebook au sein de laquelle pourrait se déployer Libra et Calibra, (incluant Instagram et WhatsApp), forte de 2.5 milliards d’individus, offre un énorme avantage concurrentiel.

En revanche, difficile de savoir quelle exacte proportion de ces communautés très disparates pourrait être séduite et utilisatrice des services de Libra.

Or, et même si ce nombre est loin d’être ridicule, il est estimé que Telegram compte “seulement” entre 250 et 300 millions de membres.

Cependant, la communauté évoluant sur Telegram est très qualifiée et particulièrement sensible aux problématiques crypto et blockchain. C’est sur ce réseau crypté de bout en bout que l’on retrouve les communautés crypto les plus dynamiques, autant séduites par la confidentialité du réseau que la simplicité de son ergonomie. Telegram, on le sait, prévoit d’implémenter un wallet intégré à son application et il est probable que ce dernier soit massivement utilisé par sa communauté.

Non-spéculative, la Libra ne vous rendra pas riche, alors que tous les espoirs sont permis pour le GRAM !

A tous ceux, nombreux, qui s’interrogent à longueur de forums et de groupes de discussion : Non, non et 1000 fois non, la Libra ne vous rendra pas riche. 

Inutile donc de réserver des investissements pour ne pas rater le lancement (c’est du vécu). La libra sera un stablecoin. Une grande quantité d’énergie et de moyens sera même déployée afin précisément que le coin ne prennent PAS de valeur. 100 dollars de Libra en septembre 2020, “vaudront” 100 dollars en janvier 2023. Dans de telles conditions, loué soit le Livret A . La devise de Facebook fuit ce faisant une des caractéristiques diaboliques des cryptomonnaies : Leurs énormes fluctuations et la spéculation qui va avec.

Sauf que la spéculation….Il faut reconnaître que c’est quand même plutôt sympa et que, à la condition de savoir prendre certaines précautions d’usage,  ça peut même être source de profit et d’enrichissement. Ceux qui disent qu’ils ne sont là que pour la technologie peuvent se draper dans leur indignation et quitter la salle.

Or, en matière de spéculation, le GRAM de Telegram laisse entrevoir quelques potentiels. On, l’a dit, sa vente début 2018 n’a bénéficié qu’à des investisseurs qualifiés qui se sont vu proposer un prix remisé de 1.60 USD par coin.  Une vente privée à bien été organisée au début de l’été par l’exchange Liquid (un peu plus de 12 millions de GRAM, pour un tarif de 4 USD), mais il faudra attendre le lancement officiel pour être en mesure d’acheter et trader le token de Telegram.

Si se laisser aller au jeu des prévisions de prix est un exercice périlleux, on pourra cependant citer un rapport très détaillé de l’agence financière russe Aton qui, se fondant sur le total supply et l’inflation prévue, anticipe un prix de 8 USD à court terme, ce qui ferait de l’investissement dans le GRAM une décision pertinente.

Les créateurs de Telegram est de TON sont des pionniers de la blockchain, Zuckerberg est un crypto-opportuniste

A ma droite, Mark Zuckeberg, l’incarnation même du concept de “GAFAM“, soit les géants de la net-économie des années 2000, ayant donné naissance aux entreprises qu’on connait.

Ultra-centralisés, avides de vos data et globalement prêt à tout pour incarner le capitalisme 2.0 à la sauce digitale, ces entreprises se moquent comme de leur premier like des valeurs véhiculées dans la communauté crypto, de la décentralisation à la gouvernance par consensus. Et ce n’est pas le mode de gouvernance de la Fondation Libra, qui, sous des apparences de distribution, ne constitue qu’un club d’ultra-riches, qui convaincra du contraire.

“Tu me montre tes data ?”

A ma gauche, les concepteurs de Telegram, et avant cela du réseau social russe VKontakt (alias VK) : les frères Nikolaï et Pavel Dourov.

Pavel Durov est en réalité le parfait antagoniste de Mark Zuckerberg. Aussi authentiquement Cypherpunk que son cousin américain est conservateur et autant préoccupé par les notions d’anonymat et de protection des données que Zuck est pressé de monétiser celles de ses utilisateurs.

Pavel Durov n’hésitera d’ailleurs pas à se confronter très directement à Moscou en préférant quitter VK plutôt que d’en donner les accès au FSB (le service de renseignement intérieur russe). On rappellera au passage que Telegram est officiellement interdit en Russie.

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Les deux frangins se sont intéressés très tôt aux technologies blockchain, Nikolaï, docteur de son état, étant l’auteur de plusieurs documents fondateurs et d’une grande partie de l’architecture du future TON. Zuckerberg a pour sa part probablement découvert la notion de stablecoin l’année dernière…

En résumé, la Libra de Facebook ne fera pas avancer la “cause” crypto. Elle ne vous permettra pas non plus de ressentir le frisson de la spéculation et sera vraisemblablement assortie d’une tonne de contraintes administratives et fiscales. La libra ne vous apportera pas non plus de nouveaux droits. D’une manière générale, vous n’êtes de toute façon pas du tout le cœur de cible de la fondation Libra, sauf si vous lisez le présent article du fin fond du Niger ou d’une bourgade du Pakistan.

TON de Telegram pourrait en revanche apporter aux centaines de millions d’utilisateurs de sa messagerie de nouveaux outils monétaires, en même temps que la première vraie déclinaison de “l’Internet de la valeur” qu’Ethereum n’est pas parvenu à imposer.  Les tout prochains mois nous permettront d’en juger. 

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