Pas de crise possible avec une monnaie libre de dette comme Bitcoin

Nous croulons sous des milliers de milliards de dollars adossés à des dettes irremboursables. Depuis la fin du Gold Standard en 1971, le monde a perdu la notion de ce qu’est la « monnaie ». Nous avons oublié que cette invention était un outil destiné à servir l’humanité et non pas la dominer. La dette est devenue l’ombre d’une monnaie au service du 0.1 % des plus riches. Et alors que l’économie doit inopinément ralentir le temps d’endiguer une pandémie, le système s’est une nouvelle fois grippé, sans aucune échappatoire possible. Nous nous retrouvons comme en 2008, à renflouer les banques avec l’argent du peuple. Une réponse bipolaire que l’on peut comparer à un pompier qui essaie d’éteindre un feu avec de l’eau et de l’huile en même temps.


Pourquoi assistons-nous à un remake du hold-up de 2008 ? Pourquoi le contribuable va-t-il encore passer à la caisse ? Pourquoi l’utilisation du Bitcoin – une monnaie libre de dette – aurait permis d’éviter cette énième crise ?

Donald Trump on brink of second bailout for banks

La banque centrale américaine (FED) a annoncé qu’elle imprimera autant d’argent qu’il faudra : Quantitative Easing illimité. “Whatever it takes“. 650 milliards de dollars rien que cette semaine et certains avancent que le chiffre total pourrait atteindre 5000 milliards

Derrière l’expression « Quantitative Easing » – volontairement inintelligible par le commun des mortels – se cache quelque chose de très simple : la banque centrale fait tourner la planche à billets.

Voyez-vous, en temps normal, l’État se finance auprès des banques commerciales en échangeant des reconnaissances de dette contre de l’argent frais. L’État rembourse ensuite cette dette sur 5 ou 10 ans (50 ans parfois, soyons fous) en y ajoutant les intérêts. Sinon à quoi bon être banquier… Soit dit en passant, les États ne remboursent en réalité jamais leur dette. Ils font « rouler leur dette ». Pour le dire autrement, les États font perpétuellement de nouveaux emprunts pour rembourser les emprunts passés. Plus les intérêts, ce qui explique pourquoi les États doivent emprunter toujours plus sous peine de récession (Cf. Grèce)…

Cette folle fuite en avant n’est pas possible avec Bitcoin. Il n’existe pas de banque pouvant multiplier les Bitcoins à l’envie. La Blockchain de la monnaie de Satoshi Nakamoto est un protocole décentralisé qui a fixé une fois pour toutes le nombre de Bitcoins pouvant être créés (21 millions). Les mineurs sont incités financièrement à ce que Bitcoin ne soit jamais devalué via un fork farfelu qui trahirait l’essence même du Bitcoin.

Bref, lorsqu’une banque centrale fait du quantitative Easing, elle donne de l’argent frais, créé ex nihilo, aux banques commerciales en échange des reconnaissances de dette. C’est simple non ? Tellement simple que l’esprit en est dégoûté… Dans le milieu, on dit que la banque centrale rachète les dettes.

Nous assistons aujourd’hui à d’un remake de 2008 à une ou deux différences près. La crise de 2008 est venue de l’incapacité de rembourser les prêts immobiliers. Pourquoi ? Parce que la FED rehaussa les taux brutalement de 1 % à plus de 5 %! Des millions d’américains qui avaient souscrit à des taux d’emprunt « variables » furent pris à la gorge. Notons aussi que nous avons atteint le pic de pétrole conventionnel en 2008 et que le prix du baril était alors de 140$, ce qui força beaucoup d’entreprises à débaucher. Autant d’emprunteurs qui se retrouvèrent également dans l’impossibilité de payer leurs traites. S’ensuivit une réaction en chaîne dans l’économie. Un effet domino ou, pour le dire plus exactement, un cercle vicieux de baisse de la consommation qui fait vaciller la confiance, freine les investissements, génère plus de chômage etc… C’est la dépression économique.

Bitcoin en train de fumer un dollar, au calme

Or, dans notre système moderne ou chaque dollar, chaque euro en circulation, provient d’une dette qui doit être remboursée en temps et en heure. Si un grain de sable vient retarder les remboursements, le système bancaire se grippe. Tôt ou tard, les banques mal en point n’ont plus assez de liquidités pour gérer les opérations au jour le jour. Alors pour éviter qu’une ou plusieurs banques systémiques ne fassent faillite, les banques centrales les inondent de liquidités fraîches.

En 2020, l’étincelle n’a pas été la hausse criminelle des taux par les banquiers centraux, ni un baril de pétrole à 200$, mais une rupture de la chaîne d’approvisionnement avec la mise à l’arrêt de l’atelier du monde : la Chine. Une seule pièce détachée vous manque et tout est dépeuplé… Sans parler du non-paiement des salaires à cause du confinement obligatoire. Mais la conséquence est la même : les dettes ne sont plus payées à temps pendant que les intérêts courent…

Il y a d’ailleurs de quoi se faire un peu de soucis lorsque l’on regarde les récents chiffres du chômage de l’oncle Sam:

US weekly jobless claims double to 6.6 million
Demandes hebdomadaires d’inscription au chômage USA
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Privatiser les gains, socialiser les pertes

L’autre différence avec 2008 est que le Quantitative Easing ne sert plus seulement à acheter la dette des États mais aussi la dette des multinationales. Et la FED n’ayant pas le droit d’acheter la dette privée, c’est le Trésor US (ministère des Finances) qui joue désormais les intermédiaires !

La FED prête de l’argent au Trésor US qui ensuite rachète les dettes des multinationales ! Pour le dire autrement, l’administration Trump est en train de nationaliser les dettes des multinationales. Les contribuables américains se retrouveront donc en première ligne en cas de défaut.

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Ça, c’est fait. Maintenant parlons un peu de la dette des multinationales, vous allez voir, c’est scandaleux. Grâce aux politiques monétaires accommodantes mises en place par les banques centrales dans le sillage de la crise de 2008, les multinationales ont pu accéder encore plus facilement qu’autrefois au crédit bancaire. Et qu’ont-elles fait de cet argent ? Elles l’ont utilisé pour racheter leurs propres actions… D’après Bloomberg, la hausse des bourses ces dernières années est due exclusivement à ces rachats d’actions.

Pourquoi les multinationales rachètent leurs actions ? Parce que le salaire (bonus) des dirigeants est indexé sur le cours de l’action de leurs entreprises. Le fait de racheter les actions (et de les détruire) a aussi pour effet mécanique de booster le bénéfice par action et donc sa valeur. C’est beau…

Les rachats d’actions ont ainsi connu une croissance exponentielle ces dernières années. Plus de 1000 milliards rien qu’en 2018 aux États-Unis. 700 milliards en 2019!

Résumons pour bien comprendre. Les multinationales génèrent de la dette pour racheter leurs propres actions, alimentant artificiellement la flambée des marchés boursiers. Ces dettes sont aujourd’hui en train d’être rachetées par le Trésor US qui devra éponger les pertes si les multinationales ne parviennent plus à rembourser (ce qui arrivera tôt ou tard, lorsque le pic pétrolier – prévu pour 2025 d’après l’IEA – viendra faire exploser les coûts de production et mettre plus d’une entreprise sur la paille).

Les multinationales rachetent leurs propres actions avec de la dette
Rachats d’actions des multinationales américaines

Monnaie-dette vs Bitcoin

Bitcoin est une monnaie libre de dette. Cela signifie qu’une fois dans le circuit économique, elle y reste pour toujours.

Pas besoin de le rembourser. Ce n’est pas le cas de la monnaie actuelle qui est toujours créée à partir d’une dette. Notre système monétaire sous-tend qu’il faut constamment recycler l’argent, c’est-à-dire le rembourser à échéances régulières, sans faute, puis réemprunter dans un cycle sans fin et inflationniste.

Dans un monde où le Bitcoin serait la monnaie officielle, le petit jeu criminel des multinationales consistant à emprunter auprès de banques open bar pour faire monter le prix de leurs actions serait impossible. Vous n’auriez pas des prix totalement déconnectés de la réalité ni de krach boursier dès qu’on arrête de travailler quelques semaines.

Ces krach boursiers sont des aubaines pour imprimer des milliers de milliards, abreuver la bulle d’endettement ET, surtout, nationaliser les dettes des multinationales. Tout cela après que leurs dirigeants et actionnaires se soient payés des milliards en salaires, bonus et dividendes.

La dette profite toujours aux mêmes : ceux qui sont assis juste au-dessous du robinet à liquidités. Ceux qui possèdent des actions s’enrichissent grâce à la dette. Avec cet enrichissement, ils achètent des biens à d’autres qui vont à leur tour acheter des biens et, au fur et à mesure que l’argent se propage dans l’économie, il se crée de l’inflation. Le dernier qui reçoit cet argent (le plus éloigné du secteur où a été injecté l’argent en premier) ne profitera pas de la création monétaire à cause de l’inflation qui est générée entre temps. C’est le principe de l’effet Cantillon.

La dette est source d’inflation pour les pauvres et d’enrichissement pour ceux qui s’abreuvent directement à la source. Pour résumer les choses simplement : faire marcher la planche à billets (gonfler la bulle d’endettement, c’est pareil) profite à ceux qui possèdent le capital (actions d’entreprises) et appauvrit ceux qui n’en ont pas (les nouvelles générations).

L’inflation à fait perdre au dollar plus de 95 % de son pouvoir d’achat au cours du siècle dernier. Pour l’illustrer, imaginez quelqu’un qui aurait planqué un dollar sous son matelas en 1920. En le dépensant aujourd’hui, son pouvoir d’achat serait de 0,05 dollar. 5 centimes… Alors que celui qui a gardé son dollar sous forme d’action Ford a vu son pouvoir d’achat augmenter à 10 $ puisque le Dow Jones a été multiplié par 10 dans le même temps.

Le dollar a perdu 95 % de son pouvoir d'achat en une centaine d'années

Si vous avez épargné de l’argent et que l’inflation est de 5 % par an, le pouvoir d’achat de vos économies diminuera de 5 % chaque année. Si l’inflation est de 5 % par an et que votre salaire n’augmente que de 2 %, vous vous appauvrissez tout de même de 3 %.

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Les milliers de milliards de Trump vont nous appauvrir. Le Bitcoin répare cette injustice car il n’est pas attaché à de la dette. Il ne “peut pas” se déprécier (sur le long terme) car il n’y en aura jamais plus de 21 millions. Impossible de le créer avec de la dette et faire payer la facture au contribuable une fois qu’elle explose, faute de croissance économique suffisante (pandémie, pic pétrolier, guerre, épuisement de matières premières etc…).

Metal knight swords background. Close up. The concept Knights.

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