Taux d’intérêt négatifs – Quel impact sur Bitcoin ?

Comme tout changement de paradigme qui se respecte, le taux d’intérêt négatif fait couler beaucoup d’encre. La cohérence de notre système monétaire et l’idée que nous nous faisons de la monnaie sont totalement chamboulées. Cet illogisme est le signe que nous arrivons aux limites d’un système d’endettement intrinsèquement inflationniste. De très, très bon augure pour le Bitcoin


TauxTaux à Babylone

C’est une vieille histoire que celle des intérêts… La première trace de l’usure (intérêts) a été trouvée dans un texte juridique babylonien datant de 1750 avant J-C. Le fameux Code d’Hammurabi qui limitait le taux d’emprunt à 20 % au maximum. Un taux évidemment colossal mais révélateur du fait que les abus usuriers était déjà interdits par la loi. « Pas plus de » 20 %.

Code d’Hammurabi
Code d’Hammurabi

Depuis, les exemples de condamnation pure et simple des intérêts ont été légion (en principe tout du moins…).

L’usure était punie par les Romains. Ces derniers faisaient une grande distinction entre les choses qui se consument à l’usage et celles qui ne se consument pas. L’argent étant considéré comme un bien qui ne se consume pas, exiger un intérêt pour son prêt était contraire à la charité et donc quasiment illégal. Dit autrement, cela ne se faisait pas de demander de l’argent pour prêter quelque chose qui allait être rendu dans le même état.

Les Romains partaient en quelque sorte du principe que la valeur de l’argent n’est pas altérable… Ils avaient mille fois raison d’adopter un tel postulat car n’est-il pas vrai qu’une monnaie digne de ce nom devrait garder son pouvoir d’achat dans le temps ? Assurément! L’argent n’est pas censé se « consumer » avec le temps.

La Banque Centrale Européenne ne partage aps ce bon sens puisqu’elle a pour seul et unique mandat de générer 2 % d’inflation chaque année… Dans le langage orwellien de la BCE, 2 % correspond à la “stabilité des prix”…

Cela paraît peu mais une inflation de 2 % par an signifie que la monnaie perd 50 % de sa valeur (pourvoir d’achat) en 35 ans…

Les Romains auraient été de grands fans du Bitcoin…

Abonnez-vous gratuitement
Rejoignez notre communauté de passionnés du Bitcoin et des crypto-monnaies

L’excommunication du taux

En l’an 325, un an après que l’empereur Constantin soit parvenu à réunifier l’Empire romain, le Concile de Nicée condamna le prêt à intérêt. Le pape Léon, contemporain du sac de Rome par les vandales en 451, déclara que « Celui qui s’enrichit au détriment d’autrui grâce à l’usure mérite la peine éternelle. »

Même Charlemagne interdit l’usure en 806 avec le capitulaire de Nimègue. Nous pourrions enchaîner les exemples mais ajoutons simplement que le pape Clément V, en 1311, menaça d’hérésie toute personne qui « oserait affirmer que ce n’est pas un péché que de faire l’usure » et ordonna aux inquisiteurs de veiller.

Cette jurisprudence religieuse suggère que les banquiers n’ont jamais été en odeur de sainteté et que les papes s’en sont longtemps et sagement remis à l’analyse d’Aristote qui déclara près de 4 siècles avant J.-C. que le prêt à intérêt est un « moyen injuste, déshonorant et contre nature de s’attribuer les biens d’autrui ».

Aristote fut contemporain et témoin de l’éclosion de la monnaie. Le précepteur d’Alexandre le Grand était fasciné par la possibilité de débarrasser le commerce de l’obligation d’errer avec ses cargaisons d’huile, d’habits ou d’objets.

Mais il réalisa rapidement que la monnaie, en permettant soudainement d’accumuler à l’infini, allait favoriser l’émergence d’une société maximaliste. Car jusqu’alors, l’idée d’empiler des sandales ou des bidons d’huile dans son jardin n’effleurait pas l’esprit. Une telle attitude était considérée comme pure folie.

Aristote se rendit vite compte des maux que la monnaie apportait avec elle : la possibilité d’accumuler de l’argent pour l’argent ET l’usure

Bref, ce n’est qu’en 1917, pendant la Première Guerre mondiale, en catimini, que le Vatican se fourvoiera en levant l’anathème sur l’usure. L’Église s’autorisa à placer ses pieux fonds pour qu’ils fassent des petits… Quel dommage après tant de siècles de vertu !

prague vitrail Banka slavie
Cathédrale Saint-Vitus Prague
Observez la dédicace à la “BANKA SLAVIE” qui finança une partie des vitraux… Une marque au fer rouge de la bête bancaire sur le marchand d’espoir. Tout un symbole…

Le taux d’intérêt, cette pierre philosophale

Fut un temps où la monnaie était disponible en quantité limitée (or). Par conséquent, la prêter revenait nécessairement à s’en priver temporairement. Il y avait donc un manque à gagner, sans parler du risque de non-remboursement. Ce qui revient à dire que le taux d’intérêt, même si “interdit”, était déjà beaucoup plus légitime qu’aujourd’hui puisque nous créons désormais la monnaie ex nihilo (l’or a été banni).

Et oui… En y réfléchissant bien, les intérêts devraient être plus que jamais proscrits puisque, de nos jours, absolument personne n’est privé de son argent à chaque nouvel emprunt… Au lieu de ça, nous payons tous des sommes folles en intérêts à des banquiers (160 milliards par an en France) qui ont pour immense labeur de tapoter sur un clavier quelques zéros dans la matrice financière…

Pub

Cryptoassets are highly volatile unregulated investment products. No EU investor protection. Your capital is at risk.

La monnaie s’est tranformée en dette. Chaque euro est créé à partir d’une dette. Une dette qui ne peut que augmenter. Nous sommes coincés dans une folle fuite en avant ponzienne sous peine de dépression économique inévitable. Ce système nécessite que chaque nouvelle génération s’endette encore plus que la précédente.

Et qui dit dette en constante expansion, dit prix en constante expansion, toutes choses égales par ailleurs (notamment la croissance). Une croissance qui ne cesse de ralentir à cause du tarissement de notre plus grande source d’énergie : le pétrole…

Production globale de petrole
Source : AIE
Le pic de pétrole conventionnel a été atteint en 2008. La production globale progresse seulement grâce au pétrole de schiste américain. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit que le pic tout pétrole sera atteint en 2025. Et il ce peut que le pic soit déjà derrière nous (2018)…

« Ce n’est que lorsque le dernier arbre sera mort, que la dernière rivière aura été empoisonnée [et que la dernière goutte de pétrole aura été pompée…], que nous réaliserons que l’argent ne se mange pas. »

Chef indien Seattle

Le chantage des taux négatifs

Nous vivons donc dans un monde hautement inflationniste. Il suffit de demander aux jeunes ce qu’ils pensent des prix immobiliers pour s’en convaincre… L’écart grandissant entre salaire et prix immobiliers fait que la part des propriétaires n’augmente plus depuis la crise de 2008. La raison étant que l’on réfléchit à deux fois avant d’emprunter un demi-million. Il en va un peu de sa liberté quand même…

modern slaves are not in chains, they are in debt ...

Alors que font les banques pour tenter de nous inciter à emprunter ? Elles baissent les taux et augmentent les durées d’emprunt. Aujourd’hui, la plupart des prêts se font sur 25 ans alors que nous étions autour de 13 ans en l’an 2000 et moins de 10 ans en 1970 !! C’est dire…

Mais malgré ces facilités de crédit, l’appétit des nouvelles générations s’est émoussé. Par choix mais aussi par fatalité car un chômeur ne peut pas emprunter (3 millions de chômeurs en plus après 2008…).

Les banques centrales sont toutefois prêtes à tout pour nous inciter à leur prendre de l’argent et ainsi éviter l’effondrement du château de cartes de la dette. Elles ont décidé de mettre en place le taux négatif…. Explication :

Il existe plusieurs taux. Il y a le taux auquel vous empruntez pour acheter une maison. Le taux auquel la banque emprunte auprès de la banque centrale. Et enfin, le taux auquel la banque centrale rémunère les réserves obligatoires des banques commerciales.

Actuellement, la Banque Centrale Européenne (BCE) ne rémunère plus ces réserves mais leur applique un taux négatif de -0,50 % ! Dit autrement, les banques commerciales perdent 0,50 % de leurs réserves chaque année. La BCE fait cela pour les forcer à prêter.

Mais on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif (qui ne veut pas s’endetter pendant 25 ou 30 ans pour acheter un taudis à un demi-million d’euros). Par conséquent, afin de nous pousser à l’emprunt et ainsi relancer la sacrosainte croissance (et l’inflation), les banques sont à deux doigts d’instaurer un taux négatif directement sur notre épargne.

Pour le dire autrement, c’est un chantage : Ou bien nous perpétuons le ponzi inflationniste de la dette, ou bien nous perdons notre épargne.

taux négatif, piggy bank

Bitcoin vs Inflation vs taux négatif

Pour mener leur sombre dessein à bien, les banquiers ont besoin de faire disparaître le cash. Logique sinon chacun videra son compte et gardera son argent sous forme de billets.

C’était sans compter le Bitcoin qui, non content d’être une protection contre l’inflation, est aussi une protection contre le taux négatif.

Et l’heure tourne… La Deutsche Bank a déjà prévu de taxer les comptes de plus de 100 000 euros…

D’abord au-dessus de 100 000 EUROS. Puis ils nous diront qu’il faut faire disparaître le cash. Et enfin ils taxeront tout le monde pendant que l’argent des milliardaires restera bien au chaud dans les paradis fiscaux.

Ne tombez pas dans le piège. Échangez la monnaie de singe contre du Bitcoin avant que la valeur du Satoshi ne s’envole. N’oubliez pas qu’il existe moins de 31 millions d’adresses Bitcoin, soit moins de 0,4 % de la population mondiale. Faire partie des visionnaires vous permettra de profiter de son appréciation. N’attendez plus pour télécharger votre Wallet. #Electrum

Pub

Cryptoassets are highly volatile unregulated investment products. No EU investor protection. Your capital is at risk.

Inflation « indolore », taux négatifs, « bail-in » (faillite de banque), surveillance de masse, crédit socialLes bonnes raisons ne manquent pas pour s’émanciper de ce futur dystopique qui prend forme. Bien voter, c’est avant tout voter avec son portefeuille…

three round gold-colored coins on 100 US dollar banknotes

Le Bitcoin (BTC) est le Grand Gagnant du “Great Reset” Monétaire

BTC/USD est hésitant. La cryptomonnaie est au milieu du guet, figée tel un lapin devant des phares de voiture. Un mix de bonnes et moins bonnes nouvelles semble plonger le marché dans l’expectative. Les mauvaises nouvelles d’abord Les ennemis du…
Joe Biden s'entoure d'un pessimiste du Bitcoin (BTC)

Biden s’entoure d’un financier pessimiste à propos de Bitcoin (BTC)

Les Démocrates se mobilisent-ils contre Bitcoin (BTC) aux Etats-Unis ? Les électeurs ont voté, il va maintenant falloir en assumer les conséquences. Bitcoin pourrait bientôt avoir comme ennemi la future Secrétaire au Trésor. Cette dernière pourrait également freiner le lancement d’un…
three gold-colored bitcoins on black surface

Bitcoin (BTC) le 2 décembre 2020 – Les montagnes russes

Les marchés sont instables : les taureaux refusent de céder malgré la pression des vendeurs tirant le prix du Bitcoin (BTC) à des niveaux proches des 18 000 USD. Certains s’attendent à ce que Bitcoin franchisse les 20 000 USD lors de sa…

Accumulez du Bitcoin (BTC) chaque jour sans y penser – Les 3 Packs d’Investissement Crypto qui changent la donne

Le marché crypto a les (petits) défauts de ses (grandes) qualités : pas un jour ne se passe sans la sortie d'un nouveau projet, d'une nouvelle mécanique d'investissement, d'une nouvelle méthode inédite pour se servir de l'insolente croissance de Bitcoin…
three gold-colored bitcoins on black surface

Un géant financier japonais lance une offre de prêt en Bitcoin (BTC)

Un Bitcoin (BTC) en passe de devenir aussi rare (voire plus) rare que l’or : si on ne peut plus en acheter, on peut toujours recourir aux emprunts. SBI Group proposera prochainement des services de prêts en BTC, rémunérant ses clients…