S’il y a bien une entreprise française qui s’est faite remarquer ces dernières années dans le monde de Bitcoin et de la blockchain c’est bien Ledger. L’entreprise a été fondée en 2011 par Eric Larchevêque. Ce Steve Jobs à la française qui s’est fait connaître du grand public en tant que membre du jury de l’émission “Qui veut être mon associé ?” diffusée sur M6. Ledger commercialise depuis des années des petites clés usb qui ne vous sont sans doute pas inconnues en tant qu’amateur de Bitcoin et de cryptomonnaies.

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En effet, ces “Ledger Nano” ne sont pas sans rappeler les fameux iPods. Si ces derniers ne sont plus commercialisés, les ledger eux, font recette. Ils fonctionnent d’ailleurs tellement bien que Bruno Lemaire, ministre de l’économie française, déclarait début 2019 que la société Ledger disposait de toutes les qualités pour devenir la première licorne (ces startups valorisées à plus de 1 milliard de dollars) française dans le secteur de la blockchain. Alors, Ledger est-il le véritable fer de lance de la Frenchtech blockchain ?

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Ledger : petite histoire de la pépite qui sécurise Bitcoin et les cryptomonnaies depuis 2014.

C’est en 2011, seulement 3 ans après la naissance du Bitcoin, que la société Ledger voit le jour. Il faudra attendre 3 années supplémentaires pour que le premier produit, le “Ledger Nano” soit commercialisé sur le marché après plusieurs années de R&D.

Le succès de Ledger est évidemment fortement corrélé à l’émergence du marché des cryptomonnaies dans le monde. En effet, les petites clés usb ledger offrent une valeur ajoutée très recherchée par toute personne qui possède ou souhaite posséder des cryptomonnaies. Elles permettent à leurs détenteurs de sécuriser leurs actifs digitaux dans ce que l’on peut considérer être un véritable “coffre fort digital”. D’ailleurs, au cours de l’année 2014, la tristement célèbre faillite de MT Gox va provoquer un véritable emballement de la demande pour les portefeuilles physiques de cryptomonnaies.

Cette dernière est provoquée par un hack de la plateforme qui a permis aux attaquants de détourner plus de 700 000 Bitcoins. Soit une valeur d’environ 7 milliards de dollars en prenant en compte le cours actuel. Pour les détenteurs de crypto, l’heure est donc à la sécurisation et Ledger est LA solution à leur problème. Depuis, l’entreprise se partage le marché des portefeuilles physiques de crypto avec la société Satoshi Labs, basée en république tchèque, cette dernière commercialise les “Trezor” principal concurrent des “Ledger Nano”.

Depuis, la croissance du marché des cryptomonnaies et de la technologie blockchain a permis à Ledger de renforcer sa place sur le marché et de s’imposer comme la startup française numéro un du secteur. Son chiffre d’affaires était déjà estimé à 45 millions d’euros en 2017. La société d’Eric Larchevêque est aujourd’hui valorisée à plus de 250 millions d’euros après avoir réalisé une des plus importante levée de fonds de la Frenchtech avec 61 millions d’euros début 2018.

Eric Larchevêque et les 150 employés du Ledger Plex de Vierzon

Eric Larcheveque, Co-fondateur de Ledger.

Les Etats-Unis Apple avait Steve Jobs, Tesla et Space X ont Elon Musk. En France, Ledger a Eric Larchevêque et la société peut compter sur lui pour mettre en avant ses produits. Ces derniers sont fabriqués, aussi étonnant que cela puisse paraître… à Vierzon. Et oui, les petits Ledger Nano qui se sont vendus à plus de 1,6 millions d’exemplaires dans le monde sont “Made in France” . Plus précisément “Made in Vierzon”. Cette petite ville de 25 000 habitants est localisée dans la région Centre Val de Loire entre Bourges et Orléans. Elle avait été rendue célèbre par la chanson “Vesoul” de Jacques Brel. Désormais, la ville est aussi le siège du “Ledgerplex”. Oui oui, Google et son Googleplex n’ont qu’à bien se tenir !

Qui d’autre qu’Eric Larchevêque pour se lancer dans le pari de la sécurisation des cryptomonnaies en produisant en France à Vierzon. En effet, ce geek n’en est pas à sa première société avec Ledger. Il s’est lancé dans la tech dès 1996 avec une première société d’hébergement de sites webs puis une seconde de monétisation de contenus qu’il revend à bon prix en 2007 (22 millions d’euros à l’époque). C’est à ce moment là qu’il a besoin de prendre un peu d’air dans sa vie professionnelle. Comme une envie de quitter le monde de la tech pour découvrir autre chose. Comme le dit Brel dans sa chanson “T’as plus aimé Vierzon, on a quitté Vierzon”.

Eric Larchevêque quitte donc la France pour se lancer un nouveau défi. Ce sera celui de l’Hôtellerie. Il lance en effet un complexe hôtelier nommé “Dodo Hotel” situé à Riga en Lettonie. Dans le même temps il débute une carrière de joueur professionnel de poker. Cela lui réussit plutôt bien, très bien même. En seulement 2 ans il récolte près de 500 000 euros de gains. Même s’il semble doué pour le Poker, il décide d’arrêter pour se remettre aux affaires. Et il réussit alors sans doute un encore meilleur coup : celui de Ledger.

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Qui veut être mon associé sur M6 : coup de projecteur sur Ledger et son fondateur

Il faudra en revanche attendre jusqu’à très récemment pour que le nom d’Eric Larchevêque soit connu du grand public. C’est chose faite grâce à sa participation à l’émission diffusée sur M6 “Qui veut etre mon associé” dont le concept est repris de l’émission américaine “Shark Tank”. Eric Larchevêque apparaît dans un rôle de business angels et met en avant le savoir-faire et l’expérience acquise avec Ledger. Les cryptomonnaies seraient-elles enfin devenues “mainstream” ?

L’émission qui rassemble près de 2 millions de téléspectateurs à chaque épisode verra le fondateur de Ledger investir plusieurs centaines de milliers d’euros dans :

  • des vêtements intelligents
  • un resto africain
  • une couverture patchwork
  • de l’engrais naturel
  • des fixations de snowboards
  • une toile de tente nouvelle génération

Malheureusement aucun projet crypto ne se présentera dans l’émission. Vous l’aurez compris, Eric n’est plus à un coup de poker près.

Comment situer Ledger sur l’échiquier French Tech et le secteur des cryptomonnaies en France ?

C’est assez étonnant mais lorsque l’on se rend sur le site web de Ledger, on se rend compte que le site n’est disponible qu’en anglais. Impossible d’y accéder en français ou dans toute autre langue. Ce n’est certainement pas par manque d’argent que le site n’est pas traduit mais sans doute pour montrer que cette société française vise le marché mondial. Elle vend les ledger Nano dans plus de 160 pays dans le monde maintenant. Eric Larchevêque lui-même déclarait début 2019 que “Ledger doit devenir un géant mondial”.

A noter qu’on retrouve sur le site une “Ledger Academy”, des cours gratuits, ces derniers sont plutôt orientés experts. On notera cependant que Ledger est peu connu du grand public pour cet aspect éducationnel. Beaucoup ignorent même l’existence de ces cours.

Quel avenir pour Ledger ?

L’avenir de Ledger semble aujourd’hui assez dégagé. Il reste néanmoins encore du chemin à parcourir pour devenir la Licorne Française de la Blockchain de Bruno Lemaire. Ledger continue, jour après jour, à se renforcer sur le marché de niche de la sécurisation d’actifs digitaux.

Aujourd’hui, l’objectif de Ledger semble tourné vers la démocratisation de la crypto non pas pour le grand public mais pour les institutions financières internationales. La firme a lancé récemment Ledger Vault, qui propose une offre de sécurisation des cryptomonnaies à destination des investisseurs institutionnels. L’autre grand projet de Ledger est de devenir incontournable sur le marché des IOT. Leur utilisation en lien avec la technologie Blockchain représente un potentiel énorme pour le fondateur de Ledger. La société accompagne d’ailleurs Engie sur un projet de tokenisation.

Enfin, le succès de Ledger ne laisse pas indifférent, des géants de la tech comme Google et Samsung. Des industriels comme Siemens s’intéressent aussi à leur technologie.

Ainsi, Ledger, entreprise française qui a bâti son succès sur la sécurisation de Bitcoin et des cryptomonnaies, se diversifie peu à peu pour devenir un géant mondial. Ledger laisse ainsi à une distance respectable la concurrence de la French tech qui espèrent faire aussi bien. Une chose est sûre, la croissance de Ledger est suivie de près. Elle donne de bonnes indications quant à la direction que prend le marché des technologies blockchain aujourd’hui et dessine dans quelle mesure Bitcoin et les crypto s’intègrent de plus en plus naturellement à nos modes de vie.

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